Il est évident que la période difficile que le Club Africain traverse est due à une transition bâclée où, par exemple, un changement de président n’aurait dû être qu’un rouage et non le seul rouage du changement !

Largué au classement de la Ligue 1, le Club Africain se situe à une peu enviable place qu’un cador ne lui envie certainement pas ! Pourtant, le CA ne mérite pas cette place, le peuple clubiste ne mérite pas cette place !

Comme l’on dit, il faut toujours savoir balayer devant sa porte. Et après les claques historiques reçues ces dernières années, et non sans une pointe de subjectivité, un état des lieux s’impose, même si le commun des mortels sait que le CA est décidément connu pour sa gestion de type dérisoire…

Au fait, y a-t-il encore quelqu’un aux commandes du CA ?

La question mérite d’être posée car depuis désormais plusieurs saisons, le club souffre de maux internes comme externes. Bref, le CA est un club en panne, une institution grippée par une gestion opaque. Au final, le CA reste sensiblement le même depuis quelque temps, là où on ne pense absolument pas à revoir sa stratégie, malgré les fiascos éternels. Et puis, cette insoutenable manie, redondante, presque lassante où «le club» ne se remet jamais en cause, préférant accuser des conditions exogènes ! C’est d’ailleurs la marque de fabrique clubiste en ce moment, accuser autrui !

Bref, lorsque le CA est critiqué pour son «manque d’ambition», c’est toujours le manque de moyens qui est avancé par la direction… Or, en football, le budget ne détermine pas tout.

Une transition bâclée

Bien que le président du CA Abdessalem Younsi ait son mot à dire, lui qui refuse de céder la main, alors que ce serait la situation idéale pour le club, afin de repartir de l’avant sur une nouvelle voie.  Cela se défend mais ça se discute en même temps. Car cela fait des mois que Younsi annonce qu’il n’est pas éternel, sans plus…

Au CA, la situation actuelle, dont la position au classement, n’est qu’un arbre cachant la forêt, s’explique aussi par un détachement complet des dirigeants qui, aussi peu visionnaires qu’ils sont, sont restés accrochés aux souvenirs des années fastes sans en préparer la suite !

Et aujourd’hui, il est évident que la période difficile que le club traverse est due à une transition bâclée où, par exemple, un changement de président n’aurait dû être qu’un rouage et non le seul rouage du changement !

Qui veut la peau du CA ?

Cela dit, en l’état, à qui la faute ? Pardi ! Les dirigeants sont bien sûr fautifs, mais ne faut-il pas aussi rappeler les choix contestables de leurs prédécesseurs ? La liste est longue, mais elle est révélatrice. Les orientations de ces dernières années sont des messages.

Le CA est décidément dirigé par des amateurs avec des joueurs qui ont perdu la flamme, au point que certains n’y croient plus vraiment. Comment s’imposer sur les terrains et espérer remonter la pente quand tout va de travers ?

Au CA, et cela depuis des mois, les joueurs ont des quotidiens compliqués, difficilement compatibles avec la rigueur qu’exige le football professionnel. Pas facile de lutter, sans compter que certains joueurs vivent même dans une certaine précarité !

Voilà une mise en lumière peu glamour du CA certes, mais c’est la triste réalité d’un club qui patauge, s’enlise et s’embourbe à fréquence variable.

En fin de compte, au CA, tout dépasse franchement l’entendement. Entre tensions, déstabilisations et jeux de «dupes», le quotidien clubiste fait fréquemment couler beaucoup d’encre, à juste titre. Ce CA-là serait ainsi la cible de toutes les crasses imaginables d’une presse à l’affût, aux aguets !

A vrai dire, à lire la toile sportive, on ne sait plus qui veut la peau du CA, ou qui cherche à l’encenser à tout bout de champ même. Peu importe, puisque de toute façon ce CA est voué à faire parler !

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