A la mémoire de ma grand-mère

Halima FENNICHE

(31/05/1999-31/05/2020)

Dans ce monde morose, sur cette terre qui se décompose,

Mes souvenirs s’embrouillent, et ma mémoire bafouille…

Une réalité irréelle, et un quotidien intemporel,

Mon corps confiné emprisonne mon esprit déraciné…

Seule ton image envahit mon esprit et ton sourire timide embellit

Cette vie brumeuse, ce dehors menaçant, ces jours qui se répètent inlassablement…

Tu t’es envolée vers des cieux lointains, mais si proches de mon cœur puritain…

Je scrute ton doux visage, et je le tatoue sur ma chair avant ton ultime voyage…

Ton regard si tendre et précieux embaume mon présent tourmenté et fiévreux…

Drôle de jour, drôle de coïncidence, drôle de fête des mères, sans toi vaillante mère…

Que valent les roses si elles ne te sont pas offertes ?

Que valent les présents dans ta demeure déserte?

Devant ta tombé immaculée je m’incline, face à ton âme éternelle je courbe l’échine,

Et je dépose une rose écarlate de mon amour sans fin, de mon inconsolabe chagrin…

Une rose cueillie dans le jardin de mon cœur qui erre…

Bonne fête des mères…

Repose en paix.

Au nom de tous ceux qui t’aiment et qui te chériront à vie, ton petit-fils Mehdi

Mahfoudh

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