Les Aghlabides manquent de ressources pour honorer leurs engagements. Le président de la JSK le confirme et exprime son désarroi. 

La trêve du championnat à cause du confinement n’a pas dissuadé les responsables aghlabides de rechercher des finances pour assister leurs protégés. En même temps, les joueurs aghlabides ont été en contact avec le staff technique pour le suivi d’un programme d’entraînement spécifique et individuel afin de retrouver leur forme dès la reprise du championnat. En revanche, la pénurie des ressources a eu ses conséquences sur les joueurs qui ont exigé leurs arriérés à plusieurs reprises, situation  plus que contraignante.

En panne de ressources

Suite à la décision de reprendre la compétition, les responsables du club ont projeté un programme de reprise des entraînements en groupes réduits. Le staff technique assurera les entraînements à Kairouan avant de passer à des entraînements collectifs en présence de l’ensemble de l’effectif. Le président du club n’a pas caché ses soucis à cause des problèmes financiers. Et Mohamed Memni de souligner : «Au cours de la trêve du championnat, nous avons assuré le suivi de nos joueurs en période de confinement à Kairouan ou ailleurs. En accord avec les joueurs-cadres comme Dahnous et Sassi, nous avons  assuré des virements pour les joueurs suivant leur situation familiale et sociale. Nous avons discuté avec le staff technique avant de programmer une reprise des entraînements dans les meilleures conditions. La JSK, comme la plupart des clubs en L1, manque d’entrées de fonds régulières. Il est important de régulariser la situation de plusieurs joueurs. Les contrats de plus de cinq éléments expireront fin juin. Nous avons besoin du soutien financier des proches du club et des particuliers en cette phase délicate afin d’éviter les mauvaises surprises». Attendons-nous des élections pour voir des milliers de supporters présents ? C’est un scénario, parmi d’autres, qui peut mettre fin à cette longue et pénible crise.

Revisiter les contrats ?

Plusieurs joueurs sont en fin de contrat. Les dirigeants espèrent trouver des fonds pour payer une partie de leurs arriérés pour les rassurer et les convaincre de continuer avec le club. En revanche, le trio étranger de la JSK David, Banga et Benjamin ont affiché leur mécontentement de l’indifférence des responsables en période de crise. D’autant qu’ils sont privés de revoir leurs familles. Ces joueurs peuvent rompre leurs contrats et partir évoluer sous d’autres cieux après des mois de salaires impayés.

Mohamed Sahbi CHAFRA

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire