Après près de deux mois d’arrêt d’activités, la friperie d’El Hafsia a été ravagée par un incendie, il y a deux semaines. La Frip est une institution mythique, et autour de ses tas et ballots se retrouvent, dans une totale démocratie, jeunes et vieux, riches et pauvres, snobs et nécessiteux. Différentes associations et initiatives opérant au sein de la médina ont lancé, au nom de Cha9a9a, un appel à soutien. Cette collecte —on ne demande que 50 dt de cotisation minimale— permettra, on l’espère, de reconstruire ce marché dont les pertes ont été estimées à quelques 500.000 dt. En échange, parce que la médina est généreuse, les donateurs recevront un numéro gratuit du dernier numéro spécial du journal de la médina.

Sauvons la Frip, elle nous concerne tous

Gâteau d’anniversaire

J’avoue ne m’être jamais posé la question sur la symbolique du gâteau d’anniversaire. Pourquoi ce gâteau, et pourquoi des bougies ? Un esprit curieux, et érudit, propose une explication. Les Grecs, chaque année, faisaient une offrande à Artémis, déesse de la lune, sous la forme d’un gâteau rond. On y ajoutait des bougies pour simuler l’éclat de cet astre nocturne. Puis on soufflait les bougies, et la fumée montant vers le ciel, y portait vœux et aspirations.

Désormais, quand vous soufflerez les bougies, vous saurez que ce n’est guère anodin.

Art versus infodemie

C’est par le vecteur de l’art que l’Unesco a décidé de lutter contre ce qu’il appelle infodémie, soit les rumeurs et fake news sur le Covid-19. Celles-ci envahissent la toile, et on a beau démentir, il en reste toujours quelque chose dans l’inconscient collectif. L’Unesco a choisi l’art comme antidote. Depuis des chansons inventées pour encourager à se laver les mains, jusqu’aux graffitis rappelant de respecter la distanciation physique, des artistes dans toute l’Afrique ont mis leur art au service de la lutte contre cette infodémie. Le mouvement a rallié, sous la bannière de Résili ART, plus de 30 pays africains. 

Une Tunisienne à L’honneur

C’est à la jeune Tunisienne, Myriam ben Salah, que le très prestigieux musée d’art de l’université de Chicago a confié sa direction. Après une belle expérience au musée de Tokyo, une participation remarquée à Jaou Tunis, Myriam ben Salah est désormais conservateur du musée américain. Souhaitons- lui bon vent.

Charmoula grecque ?

La fameuse charmoula que les Sfaxiens ont toujours revendiquée comme plat national préparé à l’occasion de l’Aïd, serait, en fait… grecque. Karolos Moulas, marin grec ayant échoué en Turquie à la suite d’un naufrage en mer Egée. Mourant de faim, il mélangea des raisins secs trouvés dans l’épave avec quelques oignons pour en faire une sorte de purée. Pour accompagner cela, il n’avait que du poisson séché. Le fameux plat était né. Et Karolos Moulas devenu «charmoula».

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