C’est à partir d’aujourd’hui que le verdict définitif et irrévocable du TAS (Tribunal arbitral sportif) pourrait tomber au sujet de l’épineuse affaire de la finale EST-WAC de 2019.
Et selon les bribes d’informations véhiculées çà et là, personne n’est en mesure d’en prédire l’issue.

C’est du moins ce que laissent comprendre les propos de Me Riadh Touiti, le président de la commission juridique de l’Espérance Sportive de Tunis, lors de sa dernière interview accordée à «Attessiaa».

Même si Me Touiti se voulait être très discret à propos des discussions et des interventions des parties lors de la dernière audience du Tribunal, tenue par téléconférence à partir de Genève, vendredi dernier, il a fait savoir que «tous les scénarios restent possibles et qu’il n’y a pas lieu de prétendre que cette affaire pourrait être close de sitôt, même si elle dure depuis déjà un an exactement».

Tout pourrait tomber à l’eau

Les «appréhensions» de Me Touiti, qui a agi avec beaucoup de tact dans cette interview, vont jusqu’à laisser croire que le verdict attendu pourrait aboutir au retour au point zéro. C’est-à-dire l’annulation du forfait du WAC, dont les joueurs ont refusé de reprendre le jeu à la suite de la décision de l’arbitre qui n’a pas accordé le but des Marocains pour hors-jeu. Qu’est-ce à dire? Tout simplement que le TAS pourrait s’en laver les mains et confier (à nouveau) l’affaire à la CAF pour trancher «souverainement» dans cette affaire.

C’est d’ailleurs l’objectif tant espéré par les responsables du WAC et de Ahmed Ahmed, le président de la CAF, et tous ses sbires qui ne portent pas le football tunisien dans leur cœur.

Dans pareil cas, l’Espérance pourrait être obligée, soit à rejouer la finale, soit à d’autres mesures disciplinaires qui, en «rendant justice» au WAC, lui porteraient préjudice sur plus d’un titre.

La morale de l’histoire dans cette affaire qui fait honte à tous les Africains, c’est que les responsables de la CAF ne sont pas encore «majeurs» pour pouvoir résoudre un problème si simple et si évident au départ pour en faire une juridiction inédite dans les annales du TAS et même dans l’histoire du football mondial.

A. BACCAR

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Un commentaire

  1. Benhammani

    06/06/2020 à 13:41

    Malheureusement le problème du foot en Afrique ce n’est pas un problème lié au president de CAF.
    Il y a des lobbyistes au sein de la CAF qui travaillent dans l’ombre depuis des décennies.
    Ces mafieux contrôlent les organes décideurs de la CAF afin de développer la corruption et le football business.
    Le président de l’EST fait partie de cette mafia

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