Peindre les mosquées en vert ne correspond pas du tout aux valeurs ibadites qui prônent la simplicité et l’authenticité  pour la construction des mosquées. Ce qui a attiré un nombre considérable de chercheurs en architecture à travers le monde et a constitué le socle de son dossier d’inscription sur la liste du patrimoine mondial. 

Une campagne de vulgarisation a été lancée par l’Association pour la sauvegarde de l’île de Djerba (Assidje) concernant l’utilisation de la couleur verte pour les mosquées de l’île au niveau des murs et des façades, portant atteinte aux spécificités architecturales et patrimoniales des monuments historiques et au paysage urbain de Djerba. Les mosquées repeintes en vert sont : Les mosquées Ghoffrane et Hidaya (Elhachene), l’ancienne mosquée Bouaakkazine (Houmt souk), la mosquée Dhehira (Béni Maâguel) et bien d’autres.

De ce fait, le vice-président de l’association Mehdi Louati a déclaré que peindre les mosquées en vert ne correspond pas du tout aux valeurs ibadites qui prônent la simplicité et l’authenticité  pour la construction des mosquées. Une chose qui a attiré un nombre considérable de chercheurs en architecture à travers le monde et a constitué le socle de son dossier d’inscription sur la liste du patrimoine mondial.

Il a ajouté que l’Assidje n’a jamais cessé de dénoncer les atteintes au patrimoine en général depuis 2011, et que des correspondances ont été envoyées aux communes de l’île depuis le début de cette “fièvre”. Selon lui, toutes les autorités concernées sont appelées à veiller à l’application du code d’urbanisme spécifique à l’île de Djerba.

Meimoun ETTOUNSSI

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