Le dossier de l’industrie pharmaceutique a fait l’objet d’une réunion de travail sous la présidence de M. Salah Ben Youssef, ministre de l’Industrie et des PME.

Le ministre de l’Industrie et des PME, M. Salah Ben Youssef, s’est entretenu, lundi 1er juin, avec la présidente de la Chambre nationale des industries pharmaceutiques, Mme Sara Masmoudi, et le directeur général des industries manufacturières, M. Fethi Sahlaoui. A l’ordre du jour, le programme de relance de l’industrie pharmaceutique et le rôle du secteur dans le développement de l’économie nationale.

Cette réunion a, également, été l’occasion de discuter de la charte du partenariat public-privé (PPP) visant à stimuler la compétitivité entre les acteurs de l’industrie pharmaceutique et porter les exportations du secteur à 40%.

32 unités de production

 Cette charte inclut également un projet pour créer 4.000 emplois supplémentaires d’ici à 2024. Le secteur emploie, actuellement, 9.000 personnes, en majorité des cadres.

Le ministre de l’Industrie et des PME a souligné l’importance de présenter cette charte au Conseil des ministres dans les plus brefs délais. Le secteur compte, actuellement, 32 unités de production et couvre 72% des besoins du pays en médicaments.

La valeur des investissements dans le secteur s’élève, elle, à 1.400 millions de dinars, et les exportations représentent 18% du PIB, selon le communiqué du ministère. Plusieurs unités de production ont travaillé sous licence de grandes marques étrangères en respectant les normes établies au niveau international. Ainsi, l’industrie pharmaceutique tunisienne a réalisé des progrès appréciables au cours des dernières années malgré certains problèmes survenus. Cette industrie locale a permis, de ce fait, de réduire un tant soit peu les importations des médicaments qui demeurent, cependant, nécessaires pour le traitement de certaines maladies.

La Tunisie est en mesure de fabriquer une nouvelle variété de médicaments pour réduire davantage les achats de l’étranger d’autant plus que le potentiel industriel est disponible et la main-d’œuvre spécialisée est prête à faire des prouesses, moyennant des encouragements à tous les niveaux. En tout cas, le ministère de la Santé soutient ce secteur qui peut rapporter plus de devises grâce aux exportations vers les pays voisins et même en Afrique. Il s’agit, d’abord, de préserver les entreprises en exercice et d’améliorer leur environnement pour qu’elles puissent se distinguer à large échelle.

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