Le programme a, d’ailleurs, comporté dans ses première et deuxième tranches la réalisation de 90 projets moyennant un coût global de 520 millions de dinars. Une étude approfondie des zones ciblées a été élaborée en vue d’identifier, d’une façon précise et globale, les besoins des habitants et les composantes nécessaires pour stimuler les investissements
Bonne nouvelle annoncée récemment pour les Tunisiens. Les autorités publiques ont démarré, en effet, des études relatives à la réalisation de la troisième tranche du programme de développement intégré qui s’étale de 2018 à 2023. Pourvu que les travaux ne connaissent pas un retard comme ce fut le cas pour plusieurs projets programmés. C’est que tout retard conduira à une hausse des coûts qui seront supportés par le budger de l’Etat et donc par le contribuable.
Les propos du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, sont, en tout cas rassurants, lui qui a annoncé le démarrage de la réalisation des études relatives à la réalisation de la troisième tranche (2018/2023) du programme de développement intégré ciblant environ 3,7 millions d’habitants. Qui dit développement, dit une amélioration des conditions de vie à la faveur de l’aménagement de l’infrastructure et de l’introduction des commodités dans les cités concernées.

Les besoins urgents des habitants
La troisième tranche dudit programme comprend notamment la réalisation de 100 projets dont le coût est estimé à 1000 millions de dinars en faveur de 190 délégations. On constate, aujourd’hui, que plusieurs quartiers sont sous-équipés et manquent de plusieurs commodités comme les réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. Même les trottoirs et les chaussées sont dans un état lamentable, ce qui ne permet pas aux piétons et aux automobilistes de se déplacer facilement.
Pourtant, le programme de développement intégré, divisé en trois tranches, a démarré en 2011 et se poursuivra jusqu’à 2023. Parmi les plus importantes composantes de la stratégie de développement régional, on peut citer l’infrastructure de base, les équipements collectifs et les diverses commodités. Le but fixé à travers la réalisation de ces projets est de renforcer les fondements de développement au sein des régions et zones prioritaires pour qu’elles puissent vraiment devenir un pôle attrayant pour les investisseurs et les promoteurs locaux et étrangers.
Mieux encore, une approche participative est adoptée pour la réalisation desdits projets qui seront très utiles aux habitants des régions ciblées d’autant plus que l’orientation des pouvoirs publics consiste à consolider la décentralisation et à assurer la complémentarité avec les programmes et plans de développement mis en place.

Dynamique économique attendue
L’objectif du programme vise à créer une dynamique économique locale et à impulser l’employabilité dans les régions, surtout au profit des diplômés du supérieur. Il s’agit aussi de développer les indicateurs de développement des ressources humaines. A noter que ces régions de l’intérieur du pays ont souffert depuis des années de la marginalisation et du laxisme des gouvernements successifs. Les jeunes passent le plus clair de leur temps dans les cafés, attendant les opportunités d’emploi qui ne viennent jamais. L’espoir est maintenant permis grâce à ce programme ambitieux.
Le programme a, d’ailleurs, comporté dans ses première et deuxième tranches la réalisation de 90 projets moyennant un coût global de 520 millions de dinars. Une étude approfondie des zones ciblées a été élaborée en vue d’identifier, d’une façon précise et globale, les besoins des habitants et les composantes nécessaires pour stimuler les investissements. Les financements des trois tranches de ce programme sont fournis par le budget de l’Etat, d’une part, et par un crédit octroyé par le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) d’autre part.
Ce fonds a toujours prêté main-forte à la Tunisie dans la réalisation de ses projets de développement, y compris ceux qui concernent l’infrastructure de base et les équipements collectifs. Les relations avec le Fonds sont excellentes dans la mesure où notre pays a toujours remboursé ses crédits dans les délais. Les responsables du Fonds se disent disposés à fournir d’autres financements au cas où la Tunisie en ferait la demande.
L’Etat reconnaît, cependant, qu’une lenteur est constatée dans la réalisation de plusieurs projets dans le cadre des première et deuxième tranches du programme en question. Ces retards sont dus à plusieurs facteurs dont ceux qui concernent le domaine foncier. En tout cas, le rythme de la réalisation des projets a connu une nette amélioration au cours des dernières années à la faveur de la volonté et de la contribution de toutes les parties prenantes qui ont hâte de voir de nouvelles réalisations sur le terrain.
Un suivi technique et financier du programme est assuré à chaque étape pour éviter les retards et la mauvaise gestion des deniers publics. Il est question aussi de renforcer la coordination entre les différentes structures concernées intervenant dans la réalisation des projets, et ce, sur les plans local et régional.

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