S’il y a un acquis incontournable réalisé à la faveur de la révolution constituant désormais la marque distinctive de la Tunisie démocratique, c’est bien le dialogue, considéré comme l’unique mécanisme à même de résoudre toutes les crises quelles que soient leur ampleur et leur complexité.

Hier, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a apporté la preuve que seuls le dialogue, la concertation et l’écoute de l’opinion contraire sont porteurs et productifs.

Il a été, en effet, décidé que les professeurs universitaires grévistes bénéficieront de leurs salaires au titre des mois de mars et d’avril derniers sans aucune retenue en contrepartie de la résolution de la crise opposant leur syndicat au ministère et de la tenue des examens dans les délais qui leur sont impartis.

Ainsi, ceux qui pariaient sur une année universitaire blanche du fait de la persistance de la crise durant plusieurs mois n’ont plus qu’à déchanter et saisir qu’en dépit de l’atmosphère d’incompréhension et d’escalade ayant caractérisé les rapports ministère-Ijaba, on est parvenu à trouver une solution qui préserve l’essentiel, c’est-à-dire épargner aux étudiants une année blanche, ce qui comptera dans leur parcours.

Maintenant que l’irréparable a été évité de justesse, il faudrait que les parties intervenantes dans la vie universitaire (ministère, le syndicat Ijaba et aussi la Fédération générale relevant de l’Ugtt sans oublier les associations spécialisées de la société civile) comprennent que l’heure a sonné pour qu’elles se mettent à la table des négociations et pensent, ensemble, sans exclusion ni marginalisation ni fausse guerre de représentativité du corps enseignant, l’avenir de l’enseignement supérieur en Tunisie. En élaborant une stratégie à même d’adapter le secteur aux nouvelles exigences nées de l’intégration de la Tunisie dans le giron des nations démocratiques.

Et ces nations savent — et l’ont démontré à plusieurs reprises — que seul le dialogue est porteur.

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