Lors de ses vœux de Ramadan, le président de la République, Béji Caïd Essebsi a situé la Tunisie dans le «peut mieux faire» mais sans dramatisation, louant les efforts du gouvernement et des institutions. 

Il a déploré les mésaventures des bébés de La Rabta et des travailleuses agricoles, sans le moindre doigt accusateur, et regretté la paralysie du pays du fait de la grève des transporteurs de carburants, tout en se félicitant du sauvetage de la situation par l’armée, cette armée «qui ne fait pas de politique» et qui «se porte sans hésitation au secours» à chaque fois que le besoin s’en fait sentir.

C’est à un Béji Caïd Essebsi résolument au-dessus de la mêlée que nous avons eu droit, souhaitant aux nouveaux partis un apport bénéfique, de même qu’à ceux qui se sont divisés…

S’agissant de la présidentielle, il a semblé déplorer la trop grande multitude des candidatures annoncées, estimant qu’un politicien n’est pas obligé d’être candidat en toute circonstance.

Bref, un discours de la sagesse, bien pesé, sans controverse ni avec Ennahdha ni avec Youssef Chahed, et qui souhaite à la Tunisie de se sortir des tiraillements électoraux bien naturels qui se présentent en cette fièvre électorale que ne manquent pas d’attiser les instituts de sondage qu’il qualifie de mal nécessaire.

Désormais officiellement non intéressé par un nouveau mandat, le président de la République semble soucieux de s’assurer une sortie honorable, et celle réservée au grand Bourguiba l’obsède. La problématique est posée ! Et la sortie reste à déchiffrer.

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