L’USM est la révélation de cette saison de l’avis de tout le monde.

Dans la perspective de la reprise, si la question du titre a forcément été scellée par l’EST, vu l’échappée du tenant et champion d’Afrique en titre au classement, les places d’accessit seront fortement convoitées par le CSS, l’USM, le ST, voire l’ESS et le CA. La nouveauté de cette saison serait donc de découvrir de nouveaux outsiders ambitieux, à l’instar des Bleus et autres Bardolais. Cependant, c’est bel et bien l’USM de Lassaâd Chebbi, alias Jarda, qui a le plus séduit jusque-là.

L’USM, c’est un onze de choc et de charme. Qu’il semble loin le temps où les gars du Ribat militaient en Ligue 2, là où ils n’ont jamais vraiment été à leur place. Aujourd’hui, grâce surtout à un technicien qui a redonné du sens au mot ambition, l’USM tient la route et joue pour une place en C1 la saison prochaine.

La montée des marches

Avec les moyens du bord, des choix probants, une cellulle technique qui s’y connaît, un public en or et un groupe de joueurs complémentaires, l’Union Sportive Monastirienne ne joue plus seulement les trouble-fêtes, mais tente de s’inscrire dans la durée tout en prenant du galon. Jusque-là, le coach Chebbi a réussi à maintenir les Bleus à flot, dans le haut du tableau, après un début de saison tonitruant.

Il est certes encore trop tôt pour tirer des enseignements, mais il convient tout de même de mesurer l’accomplissement d’un coach expérimenté, fort d’une carrière qui l’a vu arpenter les terrains  du Qatar, d’Autriche et de Thaïlande.

Pour le coach usémiste, la montée des marches approche à grands pas.

Une mécanique assez bien huilée

Cette saison, à l’échelle des Bleus, Lassaâd Jarda est immense. Et même si  à l’heure où la conclusion l’emporte toujours sur tout le reste, l’on retiendra le bond qualitatif réalisé par l’USM sous sa coupe.

L’USM «new-look» est une mécanique assez bien huilée avec des joueurs appliqués et disciplinés sur le terrain. Tout le monde attaque par vagues successives et personne n’est exempt d’un retour au charbon en situation de repli.

Apprécions donc le chemin parcouru depuis la prise de pouvoir de Lassaâd Chebbi, et constatons jusqu’où il a mené le club du Ribat. Quelques années auparavant, les Bleus n’avaient pas grand-chose d’enthousiasmant. Les saisons laborieuses se succédaient, à l’exception d’une période de relance quand un autre Lassaâd, en l’occurence Dridi, a pris en main les destinées techniques du club.

Aujourd’hui, l’USM a, semble-t-il,  trouvé son rythme de croisière.

Okpotu, Mhirsi, puis Jelassi…

Moyens du bord et constance des résultats : c’est forcément bluffant et épatant pour une USM qui en a mis plein la vue cette saison. Là où d’autres groupes sont « dopés » par des effectifs musclés au rythme des mercatos.

A l’USM, tout est question de cohésion, de cohérence et d’alchimie de groupe. Bien entendu, quand une bonne pioche est disponible sur le marché, les tenants du club ne manquent de sonder cette dernière, en parfaite intelligence avec le plateau technique.  Mais ce qui fait la particularité du club, sa spécificité en l’état, c’est de ne pas se tromper de cibles à terme. Les recrutements du Nigérian Okpotu, de Driss Mhirsi et de Lyes Jelassi en disent ainsi long sur les ambitions d’un club qui se projette avec audace et bravoure même.

Hamza Lahmer, le chaînon manquant

Volet fenêtre transferts et reprise, l’Union Sportive Monastirienne ne manque pas de prôner la stabilité. Les Bleus ont ainsi «bouclé» les prolongations de Mhirsi, Arfaoui et Mohamed Saghraoui. Ils sont désormais liés au club jusqu’au 30 juin 2022. Volet continentaux, le milieu nigérian Moses Orkuma a quant à lui, prolongé son engagement d’une année supplémentaire.

Qu’en est-il maintenant du grand coup à, venir ? Aux dernières nouvelles, le stratège de l’Etoile du Sahel, Hamza Lahmer, pourrait opter pour les Bleus.

En effet, les dirigeants usémistes ne font plus mystère de leur intérêt pour un joueur qui fait figure de  chaînon manquant à la «transmission».

Sauf que Lahmer doit tout d’abord résilier son contrat avec l’ESS avant de se projeter. Attendons voir. Enfin, passons au «warm-up» de l’équipe dans la perspective de la reprise. Justement, les gars du Ribat seront opposés à l’Etoile Sportive du Sahel le 27 juin pour un test grandeur nature. Par la suite, vers la mi-juillet, ils affronteront le Stade Tunisien avant de conclure face à l’US Tataouine  le 21 juillet.

Entre-temps, dès le 13 juillet, un stage est prévu pour le groupe à Lassaâd Chebbi. Ledit rassemblement prendrait fin vers le 25 juillet.

Tout est donc mis en œuvre pour entamer le dernier virage dans les meilleures conditions, à commencer par bien négocier le match de reprise face au Club Africain, le 2 août à Monastir.

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