Nécessité d’activer d’autres ports commerciaux pour alléger un tant soit peu la pression sur le port de Radès et améliorer la rotation des marchandises en diminuant le temps de rade observé par les navires provenant de plusieurs destinations.

Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie industrielle à l’horizon 2035, un atelier organisé le 23 juin 2020 au siège de l’Utica, a été consacré au secteur logistique en présence de M. Moez Bacha, président de la chambre syndicale nationale de la logistique et des représentants du ministère du Transport et de la Logistique et du ministère de l’Industrie et des PME ainsi que des membres de la Fédération nationale du transport et de la Chambre syndicale nationale de la logistique.

Après la séance d’ouverture de l’atelier, les experts chargés de l’étude ont présenté leur stratégie, son financement et ses objectifs. Ils ont affirmé que cette stratégie permettra aux différents secteurs industriels de relever les défis locaux et internationaux auxquels la Tunisie fait face en particulier le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale et celle de l’Union européenne en particulier.

Diversifier les ports commerciaux

Ils ont présenté les données économiques du secteur logistique, les coûts et l’évolution du classement des indices de logistiques de la Tunisie de 2010 à 2018 avant d’aborder les problèmes liés à la logistique et leur impact économique. Ils ont ensuite présenté aux participants les préoccupations, les questions à débattre et les opportunités post Covid-19 qui s’offrent à la Tunisie tant que hub logistique.

La logistique constitue un élément important dans la promotion des exportations vers les différents pays du monde. Elle constitue le maillon principal dans la chaîne du transport terrestre, aérien et maritime. Actuellement, le port commercial de Radès constitue la porte par laquelle transite la grande partie des marchandises destinées à l’exportation. La logistique qui s’y trouve est souvent encombrée et fait l’objet de pressions de la part des exportateurs. D’où la nécessité d’activer d’autres ports commerciaux pour alléger un tant soit peu la pression sur le port de Radès et améliorer la rotation des marchandises en diminuant le temps de rade observé par les navires provenant de plusieurs destinations.

Le fret aérien occupe, lui aussi, une part importante dans le système de logistique. Plusieurs opérateurs économiques choisissent, en effet, ce mode de transport pour acheminer leurs marchandises vers les pays d’Europe et d’Afrique notamment. Les marchés américains et asiatiques — même s’ils ont été ciblés — n’ont pas encore été suffisamment exploités à cause surtout du coût du transport et de la logistique, considéré comme très élevé, ce qui se répercute sur le prix de vente final. Dans le cadre d’une perspective de pénétration dans de nouveaux marchés, il devient nécessaire de renforcer et de moderniser la logistique du transport en vue de réduire les prix, d’opter pour le regroupement des marchandises destinées à l’exportation vers le même pays, de réduire le coût du transport et de former les effectifs chargés de la logistique et du transport aux nouvelles technologies mis en œuvre par plusieurs pays.

Autant de défis à relever qui nécessitent la contribution de l’Etat à travers la mise en place d’un financement pour mettre à niveau la logistique. Il faut tenir compte dans ce cadre de l’augmentation du volume des marchandises à exporter au cours des années à venir, ce qui nécessite une logistique performante capable de traiter les conteneurs dans les meilleurs délais avec leur embarquement dans les navires. Les opérateurs économiques ont également leur rôle à jouer en évitant de laisser les marchandises importées dans les dépôts, ce qui rend la rotation lente et les espaces de magasinage encombrés.

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