Le torchon brûle depuis un bon moment entre le CSChebba et les organes fédéraux, la FTF et la Lnfp.

Et plus précisément entre Taoufik Mekacher et Wadï El Jarry. Les deux hommes se livrent depuis des mois à un insoutenable bras de fer avec des déclarations et des accusations lourdes de la part du président de Chebba vis-à-vis du bureau fédéral. Un audit des comptes a été demandé sur les comptes de la FTF, ce qui n’a pas plu au bureau fédéral et à son président. Résultat : près de 400.000 dinars d’amende pour le club sahélien et une interdiction de banc qui s’élève à 39 matches pour le secrétaire général du CSChebba, des sanctions fortes et un record à notre connaissance. Les sanctions  peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la commission d’appel. Cependant, le président du CSChebba ne compte pas s’arrêter là et est déterminé à  continuer son chemin contre «cette injustice» et à saisir les organes, comme la présidence du gouvernement et de la République, sans oublier les instances internationales.

Ce bras de fer ne va pas s’arrêter là a priori entre les deux hommes qui campent  sur leurs positions. Ces sanctions? Sévères et exagérés pour notre football, même si les textes ont été ratifiés par le bureau fédéral grâce à la «procuration» des clubs affiliés. Donc, il y a eu application  intégrale et strictes  des textes existants, ce qui a débouché sur cette énorme sanction. Ce n’est pas quelque chose de positif ni pour le club de Chebba qui devrait payer un montant colossal qui peut altérer ses finances, ni pour la Lnfp et pour la FTF qui ont le devoir de rassembler et d’aider les clubs même quand il y a un différend et une divergence dans les idées et les opinions. Il s’agit (et c’est clair) d’un conflit personnel entre deux hommes et par-delà leurs institutions. Ce n’est pas une question de sanctions, de textes et de publications, c’est beaucoup plus profond. Mais c’est très mauvais pour notre football. On n’en a pas besoin en ce moment. Un peu de calme s’impose, l’escalade ne sera pas bonne pour l’image de notre football. Même s’il y a des divergences, même si on se trouve en conflit  (personnels, on peut l’admettre), il y a toujours un moyen de dépasser cela. Ce bras de fer n’est pas utile du tout, c’est une perte de temps, d’énergie et de crédibilité pour toutes les parties. Wadï El Jarry et Taoufik Chebbi doivent se réunir et discuter.

Il y aura toujours une zone commune, un point d’accord. Mais pour cela, il faut une volonté, des concessions et beaucoup de rationalité.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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