L’ESS entend vraisemblablement prendre des allures de plus en plus juvéniles.

Depuis quelque temps, certains affirment que l’Etoile est en proie à de grosses difficultés financières. Pourtant, sur les quelques exercices passés, les dettes ont forcément été compensées par la conquête du Graal arabe et par quelques plus-values réalisées sur la revente de certains joueurs. Ce faisant, ce n’est pas spécifique à l’Etoile, mais ça concerne tout le football tunisien. L’argent se fait rare, mais les traitements financiers des joueurs sont toujours aussi élevés. En clair, notre sport-roi est surévalué, surcoté même. Tout ça pour ça, comme on dit.

Et encore heureux que l’EST assure sur la scène continentale, mais à quel prix? En somme, l’Espérance n’est que l’arbre qui cache la forêt, sachant que son président a mis la barre assez haut, volet dépenses sportives. Bref, pour revenir à l’Etoile, l’accumulation des déficits n’est pas inquiétante, puisque le club phare du Sahel a de la ressource comme on dit. Bientôt, un «Olimpico» flambant neuf verra le jour et les fans ne manqueront pas de prendre d’assaut les travées du stade et le guichet surtout. Et puis, force est de constater que la politique d’austérité prônée actuellement est en soi assez sensée et raisonnée pour un club qui veut tourner la page et se projeter, en ayant recours au rajeunissement.

Fini le temps des achats impulsifs (ou même compulsifs), des «Galactiques» à tout prix et des emplettes onéreuses. Place à un pari sur la jeunesse, la fougue et l’enthousiasme, en misant sur des talents précoces et des jeunes à forte marge de progression. L’Etoile veut donc minimiser les risques sans pour autant se déprécier, loin de là.

Signe des temps ou nécessité ?

L’on peut tenter le décryptage si l’on se réfère à un club comme l’Etoile du Sahel, une pépinière de talents, un club actuellement aux allures de plus en plus juvéniles. C’est même un sujet d’actualité en l’état avec la promotion de plus d’un jeune des catégories espoirs vers l’équipe fanion. Ce serait donc un signe du temps ?

Non, plutôt une nécessité, vu la conjoncture et une chance de pouvoir recourir à un cru de tout premier ordre. L’Etoile lance ainsi de plus en plus de jeunes dans le «grand bain». Des jeunes, qui, de l’avis des puristes, sont capables de relever le défi, sachant qu’ils arrivent plus matures. Forcément, tout s’accélère par la suite, d’autant plus que le plateau technique veille à leur «croissance» et à leur évolution.

Valider le programme de refonte

Toujours volet «ressources humaines» de l’Etoile, si les tenants font la part belle aux jouvenceaux, il s’agit aussi de ne pas oublier qu’il faudra toujours compter sur un élément expérimenté à côté pour justement épauler le jeune joueur.

Or, depuis peu, les tauliers prennent la porte de sortie à une cadence qui en dit long sur les intentions de l’ESS. Ammar Jmal, Yassine Chikhaoui, Mohamed Methnani, Alaya Brigui, Maher Hannachi,  Omar Konate probablement pour ne pas dire bientôt, et autre Hamza Lahmer, ont ainsi disparu des radars. Et quoi de mieux que de choisir l’intersaison pour valider cet audacieux programme de refonte de l’équipe A où on laissera surtout le temps aux jeunes de se conditionner. Oui, assurément, à l’Etoile, l’on se fait une spécialité de l’éclosion et de l’épanouissement des jeunes joueurs, même si, comme abordé ci-haut, il y a aussi d’autres paramètres à prendre en compte au moment de propulser un néophyte aux dents longues.

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