Prenant corps en figurines ( céramique), en dessins, en peintures, la figure féline est abstraite pour n’être suggérée quelquefois que par sa forme.

Entre installation en trompe—l’oeil, performance et autres peintures, céramiques (et une œuvre en tissage) Amine Chaouali a investi, depuis le 4 juillet dernier, les cimaises de la galerie Saladin (Sidi Bousaïd) nous menant sur les traces d’un chat bien particulier qui, au-delà des 7 vies qu’on attribue à son espèce, se fait éternel et intemporel sous les mains de l’artiste.

Plus de 40 œuvres présentées dans cette exposition intitulée «On dirait un chat» qui se poursuit jusqu’au 19 juillet. La figure féline en est la star même si on ne la retrouve pas dans certains travaux. Prenant corps en figurines (céramique), en dessins, en peintures, elle est abstraite pour n’être suggérée quelquefois que par sa forme. Le chat est, des fois, encore anthropomorphe pour dire le féminin, un féminin qu’il accompagne et symbolise dans plusieurs œuvres («Mes amours», «Le chat bleu», …).  Le félin polymorphe évolue parmi d’autres œuvres à l’expressionnisme abstrait représentant paysages et autres odalisques.

Les figurines proposées par Amine Chaouali ont toutes été conçues, fabriquées et décorées, dans son propre atelier à Carthage, nous renseigne le directeur et fondateur de la galerie Ridha Souabni. Il souligne, en particulier, la finesse et la prouesse technique derrière une sculpture en céramique intitulée  «Exibition» qui dénote un travail minutieux et passionné.

Né le 16 Avril 1969 au Kram, Amine Chaouali est un artiste plasticien tunisien complet (peinture, sculpture, céramique d’art, dessin, installation). Enfant, il a découvert la peinture dans les galeries et les livres, et surtout dans l’enchantement des paysages de la banlieue nord de Tunis où il a passé sa jeunesse (Salammbô, Carthage, Sidi Bousaïd …). A 15 ans, à l’occasion de sa première toile réalisée en plein air, sa vocation est trouvée. En 1987 il réussira sa première exposition officielle de peinture (Prix de la meilleure œuvre, municipalité de La Marsa). Après 3 expositions au Musée de Sidi Bousaïd (1988, 1989, 1990), il s’installe en 1993 dans son propre atelier de ce réputé village. Plasticien polyvalent, il affectionne particulièrement deux techniques : la peinture à l’huile (avec ses fameuses séries «Bleus», «Paysages», «Jardins et fleurs», «Natures mortes», «Scènes», «Portraits et nus», «Danseuses», …), et la céramique artistique (en opposition à la céramique artisanale ou industrielle). 

En 2009, il publie son livre d’art «Amine Chaouali, couleurs de Tunisie» (où est inclus l’article «Le pleinairisme exaltant dans la peinture d’Amine Chaouali» par Bady Ben Naceur). Depuis sa première exposition à l’actuelle «On dirait un chat» à la Galerie Saladin (Sidi Bousaïd), Amine Chaouali a réalisé plus d’une trentaine d’expositions personnelles en Tunisie et à l’étranger (France, Espagne, etc). 

L’exposition vaut le détour!

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