Ses avocats ont réclamé la suspension du jugement rendu par le Tribunal de première instance et l’application du décret-loi 1515 relatif à la liberté de presse, d’impression et d’expression.

Le procès du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik, condamné à un an de prison ferme pour diffamation, a débuté hier.

Ses avocats ont réclamé la suspension du jugement rendu par le Tribunal de première instance et l’application du décret-loi 1515 relatif à la liberté de presse, d’impression et d’expression.

Le collectif de défense a appelé, au cours de l’audience, à l’indépendance de la justice.

Interrogé par le procureur général près la Cour d’appel, Ben Brik a répondu être un journaliste d’investigation qui défend les libertés et qui n’a jamais cherché, sciemment, à nuire au corps des magistrats.

Après les plaidoiries de la défense, la Cour d’appel a prononcé un verdict qui allège la peine d’un an de prison ferme à six mois de prison avec sursis et par conséquent sa libération.

Condamné en première instance à un an de prison ferme, Ben Brik est incarcéré depuis le 23 juillet dernier.

Il a été jugé sur la base de l’article 128 du Code pénal et des articles 54 et 55 du décret-loi 115 pour «outrage et diffamation à un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions».

Lundi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) a appelé à la libération immédiate du journaliste Taoufik Ben Brik et au classement de l’affaire.

Le Syndicat a également critiqué «les graves dysfonctionnements procéduraux» ayant entaché l’affaire.

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