S’il est encore tôt de parler de l’empreinte de Benzarti, le nouvel entraîneur sfaxien a, en tout cas, réussi sa première à la tête de l’équipe. Pourtant, il n’avait que deux séances pour préparer son match.

Avec Faouzi Benzarti, les choses ont tendance à aller vite, très vite même. Contacté jeudi soir, le vieux routier a donné son accord de principe au bout du fil et entamé ses fonctions dès le lendemain. Vendredi dernier, Faouzi Benzarti a dirigé dans l’après-midi sa première séance d’entraînement à la tête de sa nouvelle équipe, le CSS, et a signé un contrat d’une année qui court jusqu’au 30 juin 2021. Pour rappel, durant sa longue carrière, Faouzi Benzarti n’a entraîné le CSS par le passé qu’une seule fois, et ce, durant la saison 1996-1997. Et il faut dire qu’il a bien réussi son come-back, 24 ans après, par la plus belle des manières en remportant le classico devant l’ESS.

Une maîtrise parfaite des débats

Depuis le début de la rencontre, Faouzi Benzarti est apparu plus calme qu’à son habitude et ce n’est pas anodin. C’est en tant qu’entraîneur chevronné et expérimenté, Benzarti a bien préparé son match, lui qui connaît sur le bout des doigts son adversaire. D’ailleurs, le CSS n’a mis que 17’ pour asseoir sa maîtrise de jeu avec l’ouverture du score par Kingsley Sokari. Une domination des débats accentuée par un deuxième but, signé Achref  Habbassi (33’).

En à peine une demi-heure de jeu, le CSS, version Benzarti, a mis à nu les limites de la machine étoilée qui n’a pu carburer comme à son habitude. En effet, l’équipe étoilée, qui a bien carburé, voire impressionné par moments depuis la reprise de la compétition, a trébuché à Sfax à cause d’une vieille connaissance, Faouzi Benzarti qui, il y un an jour pour jour, était son mentor. C’est dire que le nouvel entraîneur sfaxien connaissait bien son premier adversaire et a préparé comme il se doit sa première sortie à la tête de sa nouvelle équipe. Et même si Harrabi a réduit le score au début de la deuxième période de jeu, précisément à la 50’, cela n’a pas suffi pour éviter la défaite. Le CSS a bien rodé son jeu et a su préserver son ascendant jusqu’au coup de sifflet final.

Le fameux choc psychologique

En faisant appel aux services de Faouzi Benzarti, les dirigeants sfaxiens savaient ce qu’ils attendaient de lui et de quoi il est capable. Ils espéraient que le fameux choc psychologique opérera devant leur adversaire dans la course pour la deuxième place, en l’occurrence l’ESS. Ils ont doublement obtenu gain de cause. Non seulement le fameux choc psychologique  a opéré, mais le CSS a pu, grâce à sa victoire obtenue devant l’ESS, renforcer son rang de dauphin.

Grâce à la victoire remportée dimanche au classico, le CSS a pris donc une belle option dans sa quête de terminer deuxième au classement, profitant, entre autres, de la contre-performance de l’USM qui a trébuché la veille, en perdant devant le CAB. Maintenant que le fameux choc psychologique a opéré, ce qu’attendent les dirigeants sfaxiens de Benzarti, c’est de transmettre aux joueurs l’âme de conquérants, chose qui a manqué jusqu’à maintenant à l’équipe.

Le CSS vise la deuxième place, qualificative à la Champions League. Or, la C1 africaine exige un entraîneur chevronné et expérimenté. Benzarti a le profil de l’emploi. Quelle sera son empreinte sur le CSS ? La prestation de l’équipe dans les jours à venir nous le dira.

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