Comment les JCC se préparent-elles pour une session exceptionnelle cette année et surtout avec l’arrivée de la deuxième vague du Covid-19. En pleins préparatifs pour le quatrième panel, Brahim Ltaief a bien voulu nous accorder cet entretien.

Comment se passe la préparation des JCC dans ces conditions exceptionnelles cette année ?

C’est une session exceptionnelle aussi bien dans sa préparation que dans son devenir. On travaille comme si les JCC auront lieu normalement, tout en tenant des réunions périodiques avec le ministère de la Santé pour nous mettre à jour par rapport au protocole sanitaire à installer d’ici le mois de novembre. Jusqu’à aujourd’hui, on peut assurer que les JCC auront lieu dans le respect des protocoles sanitaires et du quota des spectateurs dans les salles de cinéma.

On croit savoir que le nombre de salles ne sera plus réduit…

Avec l’accord du ministère des Affaires culturelles, nous avons décidé d’élargir les projections de cette session à toutes les salles de cinéma. Il y aura une vingtaine de salles au programme avec les projections dans les prisons et dans les régions. Mais il est hors de question d’annuler ce festival, puisqu’on a accompli un grand pas dans la préparation et si on respecte le protocole, je pense que tout ira bien.

Les JCC, à travers le Cnci, ont lancé un appel pour des courts-métrages sur le thème «Remake coup de cœur JCC 1966-2019». Pourquoi le choix de ce remake et de cette thématique ?

Les JCC travaillent cette année sur trente sessions passées. Bien entendu on va avoir le meilleur des films arabes, tunisiens et africains qui sont passés lors de ces trente ans. Comme il n’y a pas de compétition ni de film d’ouverture cette année, nous avons décidé de lancer un appel à candidature pour produire un film d’ouverture  qui enchaîne six films courts sur le thème annoncé. La commission a reçu une vingtaine de projets sur lesquels elle va statuer la semaine prochaine. Il s’agit de remake autour de films qui ont marqué personnellement le réalisateur ou qui ont marqué les JCC par une injustice ou un succès par exemple ou qui ont reçu un bon accueil de la critique. D’ailleurs, la critique sera mise en valeur cette année, puisque le catalogue de cette session sera axé sur ce qui a été écrit sur les œuvres plutôt que sur les fiches techniques. C’est aussi un hommage aux journalistes et critiques ayant accompagné les JCC pendant trente sessions.

Une idée sur les soirées galas…

Il y aura quatre soirées galas avec quatre films tunisiens récents. Malheureusement, ils ne seront pas en compétition, mais cela ne les empêchera pas de se représenter en 2021, puisque cette session ne leur sera pas comptabilisée et cela vaut aussi pour tous les autres films arabes et africains.

Cette année, vous avez lancé l’idée du Forum «Les JCC hier, aujourd’hui et demain»…

Ce travail a commencé au mois de juin avec l’organisation de trois panels : le premier sur la critique et les archives, le deuxième sur le marché et la production, et le troisième sur le rayonnement des JCC. Ces panels ont vu la participation de plusieurs spécialistes. Un autre panel aura lieu le samedi 5 septembre à Ennajma Ezzahra. Un panel tout aussi important, puisqu’il y aura des économistes, des juristes, des producteurs pour réfléchir sur la meilleure forme juridique (et meilleur montage financier) que devraient prendre les Journées cinématographiques de Carthage.

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