Le réalisateur Elyes Baccar travaille sur une nouvelle série de TV dont la diffusion est prévue pour le prochain Ramadan. Entretien.

Parlez-nous de «Moovma», votre nouveau projet pour la télé ?

Il s’agit d’une série de télévision très spécifique. Elle est dramatiquement construite autour de l’univers du hip-hop et qui s’élargit à toutes les composantes sociétales inhérentes à ce mouvement. C’est-à-dire qu’on va voir des danseurs, des chanteurs, des performeurs mais aussi leurs relations sociales et sentimentales au quotidien. On va également découvrir l’extension de cet art non seulement dans la capitale, mais aussi dans les régions. «Moovma» est un projet qui parle de la dimension «jeunesse» en Tunisie, de l’espoir et de l’engagement artistique dans le contexte tunisien actuel puisque l’action se passe en 2019. Cette série se base sur plusieurs points forts. Non seulement la découverte de nouveaux talents, mais aussi la production de nouvelles chansons et de chorégraphies, ce qui représente un contenu créatif important produit spécialement pour la série. La série est également écrite par un groupe de scénaristes qui se sont retrouvés autour de ce thème.

Comment concevez-vous la réalisation de ce feuilleton ?

La composante de la réalisation est essentielle dans Moovma parce qu’on compose entre plusieurs genres. On est dans la fiction attractive avec des accroches dans chaque fin d’épisodes, des épisodes très intenses de 40 minutes. Les épisodes seront aussi très visuels puisqu’il y a de la musique, de la danse bien chorégraphiée. Ce qui est, à mon sens, une dimension nouvelle dans la série télévisuelle en Tunisie.

Les chansons seront-elles spécialement composées pour la série ?

En effet, il s’agit de huit à dix chansons qui seront essentiellement composées par les spécialistes du hip-hop et en même temps acteurs castés pour la série. Et d’ailleurs, le casting est le fruit de ce qu’on a appelé «Moovma Dream». C’est une forme de réalité TV où l’on va ouvrir les portes aux talents tunisiens dans le hip-hop, le chant, la danse et l’acting. Il y aura un jury pour sélectionner les finalistes entre dix et quinze acteurs qui vont incarner les rôles principaux. Ensuite on va passer à la production des chansons qu’on va retrouver dans la série.

On vous retrouve comme réalisateur mais pour la première fois  comme acteur…

Tout à fait, c’est ma première expérience où je joue mon propre rôle. C’est-à-dire le rôle d’un réalisateur qui est quelque part initiateur d’un projet parmi un groupe (dont Mohamed Ali Ben Jemaa, Hatem Karoui et Rim Ben Messaoud). À mon sens, cela donne une dimension réaliste et qui va servir d’ancrage pour la série dans la Tunisie d’aujourd’hui.

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