Le ministre de la Santé, Faouzi Mehdi, a annoncé la création d’une nouvelle unité de prise en charge des patients infectés par le Covid-19 à l’hôpital Sahloul de Sousse. Il a été, également, décidé d’équiper adéquatement les laboratoires dans toutes les régions afin qu’ils soient prêts à effectuer les analyses de dépistage du coronavirus.

Le dernier bilan sanitaire fait état d’un total de 5400 cas confirmés de coronavirus, dont 265 cas recensés parmi le corps médical et paramédical et 17 cas seulement sont en réanimation. C’est ce qu’a affirmé la coordinatrice du programme national de lutte contre le coronavirus et directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes (Onmne), Nissaf Ben Alya, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue, hier, durant laquelle le  ministre de la Santé Faouzi Mehdi, a annoncé de nouvelles mesures décidées, suite à une accélération observée de l’épidémie. Ainsi, dans un effort d’adaptation à la dynamique de la circulation du virus mais aussi de renforcement de la capacité d’hospitalisation, le ministre a décidé de  créer une nouvelle unité de prise en charge des patients infectés par le Covid- 19 à l’hôpital Sahloul de Sousse et d’équiper adéquatement les laboratoires d’analyses dans toutes les régions du pays afin qu’ils soient prêts pour effectuer les analyses de dépistage du coronavirus. “Vu la flambée des nouveaux cas de contamination, il y a eu  un dépassement des capacités des centres de dépistage du Covid-19. C’est pourquoi nous avons décidé d’intégrer tous les laboratoires spécialisés dans l’analyse du Covid-19 dans le programme d’appui à la médecine de spécialité dans les régions prioritaires, et ce, dans l’objectif de renforcer leurs équipes médicales.  Nous avons également décidé d’activer les cellules de soutien psychologique pour les soignants de premières lignes”, a -t-il déclaré. Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre l’épidémie dans les établissements scolaires,  Faouzi Mehdi, a affirmé que  des points d’eau (citernes d’eau) seront déployés dans environ 300 écoles, et ce, en collaboration avec les ONG internationales. En outre, il a fait savoir qu’un rapport détaillé des dons versés au fonds de lutte contre le coronavirus 1818, sera bientôt publié.

Une rentrée scolaire à risque ?

En l’absence de traitement validé et de vaccin efficace contre le Covid-19, les autorités sanitaires n’ont qu’un seul mot d’ordre : cohabiter avec le virus. “Actuellement, il y a seulement 17 cas en réanimation. Ce qui explique que le nombre de cas critiques est limité. Nous devons continuer de cohabiter avec le virus en appliquant toutes les mesures sanitaires de protection”, a souligné Nissaf Ben Alya, dans  son intervention, lors de la conférence de presse. Elle a ajouté que dans les zones et les régions d’alerte, il y a désormais des opérations intensives d’investigation des cas de Covid-19, qui permettent d’identifier les clusters et de prendre, par la suite, les mesures de protection générale. Ce qui contribue à l’atténuation de la circulation du virus dans ces zones à haut risque, explique-t-on. “La baisse du nombre de contaminations dans la région de Kairouan est imputable à la réussite des opérations d’investigation des cas de Covid-19 qu’on y a menées”, a-t-elle noté.   Toutefois, la rentrée scolaire ne serait-elle pas un accélérateur de la propagation du virus? Et comment les autorités sanitaires vont-elles réagir dans le cas d’apparition de clusters dans les établissements scolaires? Pour répondre à cette question, la directrice de l’Onmne a précisé qu’il y a un guide d’investigation qui définit les cas groupés (cluster) ainsi que les cas isolés. Selon ce guide, si on découvre  un cluster  de trois cas groupés dans une même classe, les autorités procéderont à une opération d’investigation qui va inclure toute la classe y compris l’enseignant. Dans le cas où on identifierait 3 clusters dans 3 classes différentes, une opération d’investigation des cas de contamination  sera menée dans toute l’école et la  fermeture de l’établissement — qui peut durer jusqu’à 14 jours — est décidée  selon la situation épidémiologique. En tout cas, un protocole sanitaire général, qui a été élaboré et validé de concert avec sept ministères, sera  appliqué dans tous  établissements scolaires pour prévenir les risques de contamination au coronavirus.

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