Il s’agit de vieilles photographies abîmées prises il y a plusieurs années par ce poète de l’image, qu’il a su faire renaître, par le dessin, leur redonnant une nouvelle vie.

On dit qu’après le calme vient la tempête, et donc logiquement après la tempête vient le calme. Chose pour laquelle on prie aujourd’hui en espérant de tout cœur que les choses reprennent leurs places car notre tempête on y a eu droit et elle fut pour le moins dévastatrice.

Terrassant fut (et l’est encore) le Covid-19, on a enterré nos morts et on s’est confinés des semaines durant pour nous préserver. Le choc passé, petit à petit on est sortis de nos cavernes, on a appris à vivre avec, à faire face, ne plus se cacher et commencer à replacer les choses à leurs places. Le vide imposé dans tous les secteurs et les différents aspects de la vie par ce virus devait vite être rempli de nouveau, une question de survie…

On a relancé la machine qui était en pause et doucement on a repris nos vieilles habitudes… Le secteur culturel fut sans doute parmi les secteurs les plus touchés par cette crise malgré les innombrables efforts pour le maintenir en vie. Divers événements et festivals de grandes ampleurs ont été annulés pour être pour certains remplacés par des programmations virtuelles. Des spectacles et autres expositions artistiques se sont «virtualisés» aussi. Une question d’adaptation…

Plus qu’une alternative, le digital est devenu un support essentiel dans l’organisation d’événements, une solution qui s’imposera de plus en plus dans les années à venir…

Mais rien ne pourra remplacer la magie de la rencontre physique, les échanges palpables, le toucher dont on a été (et continuent à l’être) privés. Ainsi et dans ce sens et pour faire face à cette incroyable machine de changements à la cadence effroyable qui souvent ne laisse point de recul, on continue à se voir et maintenir des événements devenus traditions et à en créer d’autres en respectant quand on peut les gestes barrières et en portant, même en râlant, nos masques.

Parmi les rendez-vous culturels incontournables devenus traditions, il y a ceux organisés par l’agitateur culturel et artiste Mahmoud Chalbi (ou Mach pour les proches) qui, au grand plaisir de ses innombrables amis et amateurs d’art, a annoncé la reprise des activités de l’Aire Libre d’El Teatro.

«1987, il y a 33 ans j’étais le premier à exposer à El Teatro…

1997, il y a 23 ans j’entamais l’animation de son Aire libre…

Depuis que d’expositions, de découvertes et d’aventures artistiques, mais 1997 était aussi l’année de ma dernière expo personnelle, eh oui, je n’avais plus montré d’œuvres que dans des expos de groupe!  Pour cette nouvelle saison (2020-2021), on débutera donc, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, par mon expo de dessins sur photos moisies : “Photos pourries”…», a-t-il écrit.

Il s’agit de vieilles photographies abîmées et littéralement pourries prises il y a plusieurs années par ce poète de l’image, qu’il a su faire renaître, par le dessin, leur redonnant de nouvelles vies. Après leur exposition virtuelle durant le confinement, elles quitteront enfin l’atelier de l’artiste pour s’épanouir sur les cimaises de l’Aire Libre à partir du 29 septembre au 2 octobre 2020.

Dans la programmation qu’il a soigneusement concoctée pour ce début de saison, il a prévu d’exposer les œuvres de deux artistes «qui vont asseoir leur talent pour longtemps», comme il le note. Il s’agit de Rabaa Skik qui présentera «Enfantement» du 3 octobre au 7 décembre 2020 et Mohamed Amine Inoubli et ses «Engrenages» du 8 décembre 2020 au 11 janvier 2021.

Il sera, par la suite, question d’une exposition intitulée «Variations 2021» (21 artistes pour le siècle 21) dans une approche anthologique et rétrospective», précise encore l’agitateur artistique et qui se tiendra du 12 janvier au 8 février 2021. Le reste du programme sera ouvert aux découvertes. Bonne rentrée et vive l’art !

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