Nombre d’écoles se caractérisent par une infrastructure délabrée et un manque de moyens, ne permettant pas à ces établissements d’assumer leur tâche dans de bonnes conditions et de faire aimer aux élèves ce lieu de savoir et de connaissances. D’où la nécessité d’entamer des travaux de rénovation qui auraient dû commencer au cours de la saison estivale avec l’implication des parents et de la société civile.

Plusieurs écoles en milieu urbain et en milieu rural sont dans un piteux état. Pendant les vacances estivales, les responsables de ces écoles n’ont pas effectué les travaux nécessaires pour rénover, badigeonner et équiper ces écoles. On a même constaté que les carreaux de certains établissements sont brisés, ce qui laisse l’air froid pénétrer pendant l’automne et l’hiver et met les élèves, ces êtres fragiles et vulnérables, dans des conditions de travail peu confortables. Les murs sont lézardés et les arbres ornant la cour n’ont pas été élagués.

En visitant certaines écoles, le chef du gouvernement, M. Mechichi, a constaté de visu cette infrastructure scolaire en dégradation avancée. En outre, les enseignants manquent parfois de moyens de travail adéquats, ce qui les empêche d’assumer leur mission dans de bonnes conditions. Les élèves vont être divisés en deux groupes, chacun étudiant un jour sur deux, et ce, pour alléger les classes et éviter de contracter le coronavirus.

Appliquer le protocole sanitaire

Mais les écoles sont-elles bien préparées pour appliquer le protocole sanitaire ? Il semble que ce n’est pas encore le cas pour tous les établissements scolaires dont certains ne disposent pas encore de gel hydro-alcoolique que chaque élève, enseignant et administratif doit mettre à l’entrée et à la sortie de l’école. Le directeur et le surveillant général doivent veiller à ce que les élèves respectent la distanciation d’un mètre au moins entre un élève et un autre. Le plus important est que les élèves portent la bavette qui est un moyen efficace pour se protéger contre ce virus redoutable.

De plus, les élèves doivent être conseillés par le corps enseignant et leurs parents comme, par exemple, ne pas toucher les objets dans la rue et à l’école et ne pas mettre la main sur le visage. Il faut également éviter de saluer ses camarades par la main et de les embrasser. Les élèves doivent bénéficier de pupitres individuels pour diminuer le risque de contamination par le  Covid-19. Certaines écoles ont impliqué, par le passé, les parents afin de s’occuper de l’école qui manque de moyens financiers.

Cette contribution parentale consiste notamment à effectuer des travaux de badigeonnage des murs extérieurs et des classes, et ce, pendant la saison estivale. Leur tâche consistait aussi à participer aux réparations des équipements et d’une partie de l’infrastructure. Plusieurs parents et même des associations ont répondu à l’appel pour rénover ces établissements avant l’accueil des élèves pendant la rentrée des classes. Pourquoi ne pas rééditer cette expérience qui a ses impacts positifs sur l’école et favorise la solidarité et l’entraide pour l’intérêt général ? Il suffit d’oser et de passer à l’action en adoptant l’approche  participative qui a montré ses preuves.

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