Les indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sont clairs à ce sujet. Ils indiquent que les transferts des Tunisiens établis à l’étranger ont cumulé 3,84 milliards de dinars jusqu’au 10 septembre 2020, contre 3,56 milliards à la même date en 2019, enregistrant ainsi une hausse de 7,9%.

Les Tunisiens résidant à l’étranger et notamment en Europe et dans les pays du Golfe ont toujours contribué, à travers le transfert de devises, à soutenir l’économie nationale. Ils ouvrent, ainsi, un compte d’épargne dans les banques ou à la Poste pour déposer une partie de leurs économies pour les utiliser plus tard, quand ils reviennent à la mère patrie. En plus de cet argent épargné, les Tunisiens établis à l’étranger envoient également à leurs parents de l’argent pour les aider à améliorer leur pouvoir d’achat. Aujourd’hui, les entreprises de l’Hexagone payent bien leurs employés pour les retenir et les inciter à produire plus et mieux. Outre le salaire mensuel, les plus méritants ont droit à des primes d’encouragement et à plusieurs autres avantages qui rendent leur vie assez confortable et leur permettent d’économiser d’importantes sommes d’argent.

Des investissements dans des secteurs rentables

Une fois revenus en Tunisie, les émigrés utilisent leurs économies pour monter de petits projets ou investir dans le bâtiment. Ils peuvent ainsi faire travailler d’autres jeunes et garantir une vie confortable dans leur pays. Toutes les facilités ont été prévues par l’administration pour inciter les émigrés à se lancer dans les affaires, même si on a noté encore des lenteurs au niveau des circuits administratifs et des services douaniers. Mais un promoteur armé d’une bonne volonté et de beaucoup de patience peut monter son projet, même avec un peu de retard, et commencer à travailler malgré les difficultés rencontrées lors de la constitution de la société.

Cependant, cette année peut être considérée comme exceptionnelle, compte tenu du choc sanitaire causé par la pandémie Covid-19 qui a faussé toutes les prévisions. Ainsi, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont enregistré, contre toute attente, une hausse sensible. En effet, la crise sanitaire du coronavirus a engendré un ralentissement du rythme de croissance des transferts de revenus de la diaspora et c’est bien dommage. Les indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sont clairs à ce sujet. Ils indiquent que les transferts des Tunisiens établis à l’étranger ont cumulé 3,84 milliards de dinars jusqu’au 10 septembre 2020, contre 3,56 milliards à la même date en 2019, enregistrant ainsi une hausse de 7,9% (ou +280 millions de dinars). Durant les huit premiers mois de l’année (c’est-à-dire jusqu’au mois d’août dernier), les transferts de revenus de la diaspora ont progressé de 5,9% après une croissance de 22,4% à fin août 2019 et une hausse de 21,5% au 31 août 2018.

Ces flux représentent la contre-valeur de 1,12 milliard d’euros, contre 1,2 milliard une année auparavant. Malgré le Covid-19, une hausse des transferts est donc réalisée, preuve que les Tunisiens pensent toujours à leur patrie, même quand ils sont à l’étranger. Leur souci est, certes, d’épargner et d’envoyer de l’argent à leurs parents, mais aussi de soutenir, un tant soit peu, l’économie nationale en consolidant ses avoirs en devises.

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Un commentaire

  1. Liberte

    17/09/2020 à 11:35

    Pour moi je beux bien à condition que mon argent reste en devise en euros et pas en dinars tunisiens

    Répondre

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