Un titre honorifique oui, mais ça donnera un coup de pouce pour le vainqueur avant les matches de la Coupe de Tunisie.

La Supercoupe tunisienne, qui devait se dérouler bien avant le rendez-vous de dimanche, reste un titre honorifique mais pas aussi important que le championnat et la Coupe. Mais ça reste tout de même un titre, une confrontation de prestige qui, dans les grands championnats, donne le coup d’envoi de la saison, ou se joue dans un autre pays avant la trêve hivernale. Dans le cas tunisien, c’est une ancienne compétition, mais qui n’a pas été perpétuée en continu. EST-CSS, un classique inusable du football tunisien, va être un match bien disputé. Une affiche qui, espérons-le, offrira du beau football dans cette fin (début) de saison. On a envie de voir du beau spectacle, des joueurs qui ont envie d’offrir du beau jeu, qui ont la possibilité de se surpasser. Et surtout de prouver leurs qualités et de nous sortir de la morosité de ce qu’on a vu en championnat. EST et CSS tiennent à remporter ce trophée de prestige pour garnir leur blason. Et surtout pour aborder les demi-finales de la Coupe de ce mercredi avec confiance et motivation. Rien ne leur manque : la notoriété, des joueurs avertis, la tranquillité… Aucune excuse pour ne pas offrir au public un football sérieux et crédible avant la Coupe. Ce sera, à notre avis, un duel qui compte beaucoup pour les deux clubs. D’abord pour les deux entraîneurs Chaâbani et Benzarti : le premier, qui n’a plus la cote auprès d’une partie du public espérantiste qui lui reproche des victoires étriquées et parfois «chanceuses».

Chaâbani, qui a un bon effectif et qui a surtout la meilleure structure de travail en Tunisie, a l’obligation non seulement de gagner, mais de changer ses choix pour que l’équipe gagne plus facilement. On lui demande de faire jouer plus les jeunes du cru en lieu et place de quelques joueurs algériens en petite forme en ce moment. Chaâbani doit profiter de ce match de supercoupe, puis de l’épreuve de la Coupe de Tunisie, pour retrouver la confiance d’une partie importante du public «sang et or». Il joue sa place même dans le staff. Face à lui, un entraîneur «gagneur», chevronné, en la personne de Faouzi Benzarti qui vient de prendre le train en marche. A Sfax, on compte beaucoup sur son style autoritaire, sur son savoir-gagner pour mettre le CSS sur un palier de consécration. Ce sera une bonne préparation du choc de la coupe face à l’USM. Benzarti n’a pas apporté beaucoup de changements dans l’ossature de l’équipe. Son empreinte n’est pas complètement visible.

Eduoh, Habassi et les autres joueurs du CSS, qui ne manquent pas de qualités, ont besoin d’être plus costauds et de croire plus en leurs chances. Benzarti et Chaâbani vont soigner tous les détails pour cette supercoupe qui a un fort enjeu. Beaucoup plus fort que l’on pense.

Charger plus d'articles
Charger plus par Rafik EL HERGUEM
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire