Les journalistes devront choisir les neuf membres du bureau exécutif du syndicat pour le mandat 2020/2023 parmi 33 candidats en lice.


Les travaux du Ve congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt), placé sous le signe «Les droits des journalistes, un fondement de la liberté de la presse», ont démarré hier au Palais des Congrès à Tunis, avec la participation d’un nombre important de journalistes.

Ce congrès, qui se déroule sur deux jours, verra après son ouverture officielle, hier, l’élection du bureau de la présidence du congrès, ainsi que celle des commissions d’élaboration de la motion générale, de la motion professionnelle, de la commission de supervision des élections et de dépouillement.

Etaient présents à l’ouverture des travaux du congrès plusieurs personnalités nationales et présidents d’organisations nationales et professionnelles, dont le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, le président de la Haute instance supérieure de la communication audiovisuelle, le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme, le président de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, le président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que l’ambassadeur de Palestine à Tunis, Hael Al-Fahoum, et des députés.

Aujourd’hui, dimanche, les travaux du congrès se dérouleront dans un hôtel de la capitale. Les journalistes devront choisir les neuf membres du bureau exécutif du syndicat pour le mandat (2020/2023) parmi 33 candidats en lice.

Taboubi : « L’Ugtt œuvrera pour l’amélioration des conditions de travail des journalistes »

« L’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) œuvrera en vue de trouver des solutions à même d’éradiquer toute forme de travail précaire dans le secteur des médias et mettre fin à certaines pratiques dont le licenciement abusif et la rémunération illégale qui visent une grande partie des journalistes, notamment les jeunes », a déclaré, hier, le secrétaire général de la centrale syndicale, Nourredine Taboubi.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de l’ouverture des travaux du 5e congrès, Taboubi a affirmé que la centrale syndicale ne s’opposera jamais aux revendications légitimes des journalistes et sera toujours à leurs côtés pour la réalisation des réformes nécessaires à la garantie de l’indépendance dans l’exercice de la profession. Il a estimé qu’il n’est plus acceptable aujourd’hui de rester les mains croisées face aux différentes formes d’emploi précaire dans les entreprises de presse privées et à la violation des droits économiques et sociaux des professionnels des médias, ajoutant que l’organisation ouvrière luttera contre les tentatives visant à entraver le processus de réforme médiatique dans le secteur public pour favoriser le retour de la dictature, de la corruption, de l’atteinte à la dignité des journalistes et de la violation de la déontologie professionnelle. Taboubi a renouvelé le soutien de l’Ugtt au Syndicat national des journalistes tunisiens, notamment dans le domaine de la protection des libertés et pour la poursuite du travail en commun pour surmonter toutes les difficultés et les obstacles techniques afin de préserver les droits et de réaliser des acquis conformément à une vision législative globale. D’autre part, il a souligné la complémentarité des rôles entre le Syndicat des journalistes et la Fédération générale des médias relevant de l’Ugtt, soulignant à cet égard la nécessité d’une coopération entre les deux syndicats afin de créer les conditions d’un travail décent pour les professionnels des médias, garantir l’indépendance de l’institution médiatique et accélérer l’organisation du secteur des médias de manière à lui permettre de s’acquitter de sa mission en tant que quatrième pouvoir.

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