Qualification en finale de la Coupe de Tunisie après des décennies d’absence.

Qui dit El Menzah Sport dit un livre, une histoire et une légende aux lettres dorées par des acquis inestimables en matière de handball. Tous les mordus de la petite sphère, particulièrement ceux qui n’ont pas la mémoire courte, n’oublient pas, n’oublieront peut -être jamais les années 70-80, époque au cours de laquelle ce club, outre sa qualité d’école de formation, rivalisait avec les meilleurs. En ce temps -là, El Menzah Sport comptait dans ses rangs de grands joueurs tels que Mechmech, les frères Azaiez et Baccar et autres Abdelli pour ne citer que ceux -ci. Derrière cette armada, il y avait des hommes comme Jihed Azaiez, Soula et surtout  Ahmed Aloulou et son fils Ali qui veillaient au grain et se sacrifiaient corps et âme pour préserver la flamme de la pérennité.

Redécollage 

Tout baignait alors dans l’huile au sein de ce club jusqu’au jour où, tout d’un coup, s’amena l’improbable revers de médaille. Bientôt, on rentrait dans les rangs, on tombait de son piédestal et on redevenait petit. La fatalité était telle que le handball menzahois allait élire domicile dans les divisions inférieures. Pour toujours ? Que non, car une lueur d’espoir qui relevait de l’utopie pointa ,ces derniers temps, à l’horizon, avec l’avènement d’anciens enfants du club, pure souche de la cité .Animés de bonnes intentions et visiblement prêts à se couper en quatre pour l’intérêt de l’association, ils déclarèrent la guerre au défaitisme, à l’oubli. Une vraie rébellion qui, du jour au lendemain, scella la fin de la traversée du désert. Du coup, on reprend goût au sport, des sections poussent, de nouveaux joueurs adhérent avec leurs parents, une solide politique de formation s’installe et une belle salle couverte est mise à la disposition du club. Suffisant pour réviser ses ambitions à la hausse. L’équipe cadette de handball a été la première à y croire, non seulement en jouant les premiers rôles en championnat, mais aussi et surtout en se payant le… luxe de se qualifier pour la finale de la Coupe de Tunisie. Un superbe exploit, quand on sait que c’est pour la première fois, depuis plus de deux décennies, qu’El Menzah sera présent à la grande fête annuelle du handball tunisien qui aura lieu ce samedi à la salle de Radès. A bien y voir, on peut dire que cette performance porte la griffe d’une certaine Mariem Aloulou Darragi. Présidente de la section,  elle s’est lancée, dès sa nomination, dans un audacieux plan d’investissement dans l’avenir pour la réalisation duquel elle a mis son expérience d’ex -handballeuse mais aussi sa générosité financière.  «Bien évidemment, dit -elle, nous sommes très heureux de cette belle qualification qui est tout à l’honneur de notre club. Mais, quelle que soit l’issue de la finale de ce samedi, j’estime que la mission est accomplie, dans la mesure où ce qui importe le plus c’est la réussite de notre œuvre axée essentiellement sur le travail de base, en prévision d’un avenir meilleur».

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