Avec les appels incessants lancés par les spécialistes en charge du dossier du coronavirus exhortant les Tunisiens à s’accommoder de la pandémie en question, l’on se demande quelle approche de conscientisation, de sensibilisation et d’information le gouvernement devrait mettre en œuvre dans l’objectif de juguler la pandémie, de la contenir et d’en réduire, au maximum, les retombées négatives.

Et l’on s’interroge aussi comment convaincre les Tunisiens et les pousser à adhérer spontanément dans leur vécu de tous les jours à cette approche qui devrait être multidisciplinaire, émaner d’un mouvement de réflexion auquel participent toutes les parties concernées dont en premier les différentes composantes de la société civile en contact direct et régulier avec les citoyens, et réunir, en particulier, les conditions idoines à son exécution.

Le gouvernement, toutes institutions confondues, plus particulièrement les autorités sanitaires, a beau s’investir, dans les limites des moyens disponibles, dans un effort permanent de conscientisation quant à la nécessité impérieuse de respecter scrupuleusement les conditions du protocole sanitaire définies par le ministère de la Santé, il est à souligner qu’il reste beaucoup à faire  au niveau des autorités sanitaires appelées à unifier leur discours et à vulgariser les données savantes que les médecins spécialistes fournissent aux citoyens et aussi au niveau de la grande masse des Tunisiens qui répugnent encore à respecter les gestes barrières en faisant montre d’un manque de conscience évident à propos des dégâts et des catastrophes que leur comportement irresponsable est à même de provoquer.

Certes, l’entreprise est difficile et il est très compliqué de concilier l’application stricte de la stratégie anti-Covid-19 et la propension du citoyen à exercer son droit à la liberté comme il l’entend, en oubliant qu’il existe un moment où la pratique de la liberté individuelle doit s’effacer face à la nécessité de préserver la santé de la communauté nationale.

Il reste, toutefois, l’espoir de voir les Tunisiens décider de mettre de côté leurs différends, leurs tiraillements et aussi leurs agendas partisans et personnels et s’engager  dans un mouvement citoyen de lutte commune contre la propagation effrayante de la pandémie, l’objectif final étant de parvenir, ensemble, à trouver une solution commune à ce fléau dévastateur.

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Un commentaire

  1. Liberte

    05/10/2020 à 08:39

    L’unique homme qui n’a jamais voulu se marier avec vous et fière d’être libre et de ne plus se plier à vos désirs. C’est mon oncle.

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