A Zarzis, les associations locales, qui se comptaient par dizaines en 2011, sont rares à l’heure actuelle. Elles réapparaissent, de temps à autre, juste pour célébrer ou couvrir un événement quelconque et elles croisent les bras à nouveau. Ce n’est pas le cas pour l’Association de développement durable et de coopération internationale ( Addci ) qui n’a pas connu de répit. Elle est toujours au service des jeunes et des femmes.

Elle accorde un intérêt particulier à l’être humain et le place au centre de ses préoccupations avec une certaine priorité à la population des démunis pour les insérer dans la vie sociale. C’est pour cette raison que si les garde-côtes maritimes font de leur mieux pour faire face à l’immigration clandestine, l’Addci, pour sa part, offre à ces jeunes des micro-crédits pour qu’ils renoncent à ces voyages à risques.

L’Addci est également membre actif du réseau Tacid (Toile des associations pour le civisme et le développement ) et la Faedd (la Fédération des association et de l’environnement et de développement durable ).

En 2011, elle a signé une convention avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration ( Ofii ) qui aide les ressortissants tunisiens et leur facilite la réinsertion dans la vie économique et sociale. De plus, l’Addci a organisé plusieurs séances de formation pour les jeunes afin de les accompagner dans la réalisation de leurs projets et de les encadrer. Ces efforts ne sont pas restés sous silence, puisqu’en 2018, la médaille d’or de la Présidence de la République a été décernée à cette association pour ce qu’elle a fait concernant « L’éveil et la promotion de la famille à l’échelle régionale».

Cette médaille a motivé encore plus Zeineb Mcharek, présidente de l’Association, et toute son équipe pour redoubler d’efforts et cibler d’autres horizons .

En effet, la première responsable de l’Addci a été reçue le 29 septembre dernier  par la ministre des Affaires de la Femme, de l’Enfance et des Seniors, Mme Imène Houimil, en présence de Mme Asma Bounouh qui est chargée de suivre les réalisations de cette association. Par ailleurs, on sait que la présence des Africains subsahariens, des deux sexes, à Zarzis, est considérable. Ils sont de différentes nationalités. Ils s’adonnent à divers petits métiers : chantiers, jardinage, nettoyage, badigeonnage, restauration, pêche… Ils sont omniprésents dans les quatre coins de la ville. Leur présence n’a pas échappé à Zeineb Mcharek. Dans ce contexte, une contention tripartite (Addci, Commune de Zarzis et Médecins du monde Belgique ) a été signée le 10 octobre pour élaborer une étude explorative sur les besoins de santé de ces migrants.

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