El Jary aura attendu pour se prononcer et présenter sa candidature aux dépens de Tarek Bouchamaoui.

Finalement, Wadii El Jary aura pris l’ascendant sur Tarek Bouchamaoui dans cette course aux élections de la CAF. Une affaire qui aura trop duré, et a pris la forme d’un duel tendu, mais «silencieux» dans les coulisses et les médias. Ce que Hichem Ben Omrane, membre fédéral et très proche de W. El Jary, a révélé est assez significatif : il a déclaré sur les ondes d’«Express FM» que le bureau fédéral a appuyé, depuis deux semaines déjà, la candidature de Wadii El Jary aux élections de la CAF. Depuis deux semaines déjà, cela veut dire que la question est scellée et que les efforts de T. Bouchamaoui n’auront servi à rien. La campagne médiatique poussée et intensive n’aura donc pas permis au membre du conseil de la Fifa de pouvoir tenter sa chance face à Ahmed Ahmed (on sait tous que ce dernier est parti briguer un mandat avec l’appui considérable du Maroc). La FTF n’a la possibilité de présenter qu’une seule candidature, et elle l’a fait en choisissant son président. Mais, alors, pourquoi cette décision a été passée sous silence si elle était prise depuis deux semaines ? Entre-temps, Bouchamaoui aura essayé de convaincre le bureau fédéral du bien-fondé de sa candidature. Il s’est même rendu à Kamel Deguiche, ministre des Sports pour demander l’appui du ministère, ce fut une «erreur stratégique» pour la simple raison que ce n’est pas le ministère des Sports qui donne l’aval, mais il se porte en «parrain» une fois que le bureau fédéral a choisi son candidat. El Jary a des ambitions continentales et veut lancer une carrière à la CAF en tant que membre du bureau exécutif (ou dans un autre poste) après avoir mis la main sur le football tunisien. L’actuel président de la FTF a bien calculé son coup, et n’a pas parlé et a laissé son adversaire agir et bouger, alors qu’il avait déjà conclu l’affaire. Normalement, le bureau fédéral aurait dû communiquer officiellement la candidature de son président et ne pas l’annoncer deux semaines après. Sur le terrain, El Jary aurait eu des «ententes» et s’est mis d’accord avec plusieurs fédérations pour réussir à passer au bureau exécutif. C’était lisible vu ses ambitions démesurées et sa volonté de passer à un palier supérieur. Maintenant, on risque d’avoir une nouvelle affaire à propos de la candidature tunisienne aux élections de la CAF. Et le bras de fer El Jary-Bouchamaoui va  encore continuer.

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