A examiner aussi profondément que possible la tournure que les événements dits nationaux ou affaires publiques (à l’instar des négociations avortées d’El-Kamour, la tragédie de Sbeïtla, la guéguerre  permanente au sein du Parlement, les approches empruntées pour faire face au Covid-19 à travers les régions, etc.) sont en train de prendre, au fil des jours et aussi des régions où ils surviennent à un rythme quasi-quotidien, l’on est en droit de s’interroger s’il existe une stratégie de gestion, unifiée ou commune fixée par le gouvernement et à l’application de laquelle sont astreintes toutes les autorités, qu’elles soient locales, régionales ou centrales ?

Pour être plus clair, existe-t-il une ligne de conduite générale qu’on observe au niveau des autorités compétentes dans l’objectif de résoudre les conflits de conjoncture sur la base d’un traitement unifié dans le sens que toutes les affaires sont traitées selon la même démarche, les mêmes pratiques et non à la carte et selon la tête du client ou sur la base du principe des deux poids, deux mesures, comme sont en droit de le signaler les observateurs qui suivent de près les méthodes employées jusqu’ici par le gouvernement pour faire face aux problématiques surgissant à un rythme de plus en plus soutenu.

Et quand on évoque les dispositions qu’a fait valoir la délégation gouvernementale aux négociations pour répondre aux exigences, voire les caprices, des membres de la coordination des sit-inneurs d’El-Kamour décidés à ce que «la vanne» reste fermée jusqu’à la satisfaction totale et immédiate de toutes leurs revendications et quand on revient sur la manière, le moins qu’on puisse dire forte ou trop musclée employée pour mettre fin au sit-in observé depuis des mois par les diplômés du supérieur en chômage et quand on essaye de comprendre pourquoi le gouvernement a décidé de retirer le projet de loi sur la protection des sécuritaires lors de l’accomplissement de leurs fonctions, il est permis d’affirmer ou au moins de pressentir qu’il n’existe malheureusement pas de feuille de route dont l’application stricte et sans aucune propension aux interprétations ou «actes d’ijtihad» personnels se doit d’être respectée à la lettre, l’objectif final étant que le citoyen se sente rassuré qu’il existe une autorité centrale qui exerce des attributions, en toute liberté et responsabilité, quelles que soient les formes de pression «d’accompagnement», de «conseils désinéressés» ou de récupération que certaines forces cherchent à exercer.

Il importe donc que toutes les équivoques soient levées, que toutes les formes d’influence soient étouffées avant qu’elles n’éclatent et que le gouvernement reprenne, à travers ses structures locales, régionales et centrales, l’initiative ou pour mieux dire saisisse qu’il a l’obligation d’exercer les attributions qui lui reviennent de droit sans avoir la peur de rendre des comptes à quiconque ou de justifier ses décisions auprès de n’importe quelle partie.

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