Les professionnels des centres de collecte de lait ont décidé  de monter au créneau. Parce qu’ils n’ont pas obtenu satisfaction à leurs revendications, ils ont décidé d’interrompre la collecte de lait pendant trois jours, à partir du 27 octobre, et de se lancer dans une grève ouverte à partir du 3 novembre prochain si le gouvernement poursuit sa politique d’atermoiement et continue à faire la sourde oreille à leurs doléances. Il faut dire que la crise qui secoue la filiale laitière depuis plus de deux ans a durement impacté leur activité. Lourdement endettés et fonctionnant à perte, ces derniers, qui n’ont pas perçu depuis plusieurs mois la subvention de collecte, exigent le versement des arriérés et un réajustement de cette subvention afin de pouvoir faire face aux frais et aux charges liés à leur activité. L’effet domino se ressent dans l’ensemble de la filière laitière. Le président de la Chambre syndicale des industries laitières, Boubaker Mehri, avait également déploré, le mois d’août dernier, le non-versement aux industries laitières des subventions qui leur sont dues. Les arriérés de celles-ci, qui représentent 37,5% des revenus de la profession, se sont élevés  à 150 millions de dinars, a-t-il souligné. Aujourd’hui, les professionnels redoutent les lourdes pertes et conséquences qui risquent de découler du désengagement de l’Etat à l’égard d’une filière laitière qui n’en finit plus d’agoniser.

Charger plus d'articles
Charger plus par Imen Haouari
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire