Depuis qu’il a débarqué au Parc B, l’été 2019, il s’est montré régulier et généreux dans l’effort. Il a souvent donné le plus escompté et ce serait dommage de se séparer d’un joueur-cadre qui a toujours su apporter une plus-value à l’attaque.

Il n’est peut-être pas un avant-centre classique, mais il sait se frayer un chemin dans la zone de réparation adverse quand il le faut, à même d’assurer le rôle alloué en principe à un attaquant de pointe en terminant le travail. Ibrahim Ouattara a marqué cinq buts en championnat durant la saison 2019-2020. Il a fait également la différence en Ligue des champions en marquant le deuxième but contre le Wydad Casablanca au mois de décembre dernier.

Une belle symbiose avec El Houni…

En attaque, Ibrahim Ouattara a constitué avec Hamdou El Houni la force de frappe. Ouattara est un attaquant complet qui, quand il ne marque pas, pèse lourdement sur les défenses à même d’être l’auteur d’une passe décisive. C’est aussi le cas de Hamdou El Houni qui se distingue, lui, par son instinct créatif. Ouattara et El Houni sont généreux dans l’effort, vifs, rapides et, surtout, efficaces. Il serait donc dommage de se passer de cette complicité la saison prochaine d’autant que si Ouattara arrive à peser sur les défenses adverses, c’est, entre autres, grâce à sa force physique. En C1 africaine, disposer d’attaquants aux gabarits physiques impressionnants est essentiel, voire capital.

Et éventuellement avec Badri

Et même si Anis Badri revient au Parc B, Ibrahim Ouattara serait encore plus utile à l’équipe car les deux feraient bien la paire et pourraient constituer les fers de lance sur les couloirs de l’attaque. Avec El Houni, ce serait beaucoup mieux en constituant un trio d’attaque d’enfer.

L’idée de laisser partir Ibrahim Ouattara sous forme de prêt à l’AS Soliman ou le céder à Al Ohod est hors de propos. Les seules fois où le joueur s’est absenté, c’est pour cause de blessure. Les seules fois où il n’a pas excellé et s’est montré tout juste correct, c’est quand il revenait de blessure.

Ibrahim Ouattara est donc un jeune attaquant qui promet. A 21 ans, il a encore une grosse marge de progression devant lui. Autant progresser sous les couleurs «sang et or», d’autant que le contrat qui le lie à l’EST court jusqu’au 30 juin 2021.

Bref, renforcer l’effectif par un avant-centre de métier pour pallier le départ de Khénissi ne veut pas dire qu’il faut laisser partir Ouattara car il sera utile particulièrement en Champions League où la qualité technique ne suffit pas sans force physique. Et même si le quota des joueurs sur le terrain sera limité à cinq en championnat la saison prochaine, Mouine Chaâbani pourra jongler dans ses choix entre le onze de départ et le banc des remplaçants.

Générosité dans l’effort, régularité, force physique, symbiose avec ses camarades, El Houni en particulier, et grosse marge de progression : pour toutes ces raisons, Ibrahim Ouattara devra rester plutôt que partir.

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