Avec l’arrêt du championnat national et l’incertitude qui règne quant à la date de sa reprise à cause du Covid-19, Mondher Kebaïer peut toujours compter sur les expatriés qui, eux, sont compétitifs.

Nos internationaux qui évoluent à l’étranger ont la chance d’être compétitifs, ce qui n’est pas le cas de leurs camarades qui évoluent dans le championnat national. La Ligue 1 est à l’arrêt et le coup d’envoi de la nouvelle saison est fixé pour les 7-8 novembre prochains, sous réserve de l’évolution de la pandémie dans notre pays. Et même si les clubs, qui constituent des réservoirs de la sélection nationale, ont repris les entraînements, le rythme est plutôt lent et les esprits sont encore dans les vapes à cause de la contamination en masse dans les rangs de nos footballeurs. Et même si le coup d’envoi de la nouvelle saison est maintenu aux 7-8 novembre, les joueurs locaux ne seront pas suffisamment compétitifs pour tenir la dragée haute aux Tanzaniens. Pour rappel, l’équipe de Tunisie aura une double confrontation contre son homologue tanzanienne, les 13 et 17 novembre prochain, pour le compte des qualifications de la CAN 2022.

Rafia et Ben Slimane, les nouveaux piliers

Lors des deux dernières sorties amicales disputées successivement contre le Soudan et le Nigeria, Mondher Kebaïer a aligné un onze de départ composé essentiellement d’expatriés. Et il faut dire que le sélectionneur national n’avait pas tort de faire un tel choix orienté. Nos internationaux évoluant dans des championnats étrangers sont plus compétitifs que les joueurs locaux, outre que la compétition ne s’est pas arrêtée dans ces championnats qui se déroulent avec un rythme assez soutenu, outre les participations à la Champions League et l’Europa League. Et même si nos joueurs n’évoluent  pas, pour la plupart d’entre eux, dans des clubs européens de premier plan, les nouveaux venus sont prometteurs, notamment Hamza Rafia, le milieu offensif de la Juventus U23, et Anis Ben Slimane, le milieu central de Bröndy IF. Ce dernier est un joueur de milieu complet. Il est aussi bien défensif qu’offensif. Ben Slimane a réussi son baptême du feu en sélection nationale en marquant l’un des trois buts de la victoire contre le Soudan. Hamza Rafia, lui, s’est distingué par ses passes décisives et sa mobilité dans la zone de réparation adverse. Et même s’il n’a pas marqué de but comme Ben Slimane, le sociétaire de Bröndy IF  a réussi aussi son baptême du feu en équipe nationale en apportant une plus-value à l’animation offensive, outre qu’il a été très utile dans la récupération et la relance de jeu.

Les anciens se sont démarqués, aussi…

Face à la montée des jeunes, les anciens « expatriés » n’ont pas démérité non plus. Entre anciens et nouveaux, une complicité est née de leur concurrence positive. Parmi les anciens qui ont été fidèles à leur réputation, on citera Seifeddine Jaziri, l’attaquant d’El Mokawloon SC, l’impérial et arrière droit buteur Mohamed Dräger, Ali Maaloul, l’arrière gauche buteur, Wahbi Khazri, auteur d’une prestation plus que correcte même s’il connaît une mauvaise passe en club, sans oublier Seifeddine Khaoui, Elyès Skhiri et Aymen Ben Mohamed, auteurs de matches corrects. Nous avons dit que les anciens « expatriés » n’ont pas démérité, exception faite pour Youssef Msakni qui était hors sujet au point de s’interroger sur l’utilité de sa convocation en équipe nationale. En s’obstinant à convoquer Msakni en sélection nationale alors qu’il a du mal à jouer 90 minutes, on fait du tort au joueur en premier lieu et à l’équipe de Tunisie en deuxième lieu, car on la prive d’un autre attaquant qui, lui, peut être utile sur le terrain. Msakni a peut-être un don du ciel, mais il se contente du service minimum. Son tort, c’est de croire qu’il suffit d’être Youssef Msakni pour mériter sa place en équipe de Tunisie. Or, par sa paresse, il n’a plus la condition physique pour tenir un match entier.

Bref, exception faite de Msakni, Mondher Kebaïer a l’embarras du choix parmi les expatriés aussi bien en milieu de terrain qu’en attaque. Attention quand même : la pandémie du Covid-19 court toujours et elle traverse les frontières. Nos internationaux doivent redoubler d’effort pour se préserver du coronavirus en respectant la distanciation sociale et en appliquant les gestes barrières.

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