Après leurs protestations, les collecteurs du lait ont eu, enfin, gain de cause puisqu’il a été décidé, après une séance de travail au ministère de l’Agriculture, d’augmenter la prime de collecte, et ce, pour alléger un tant soit peu les charges des professionnels.

Une séance de travail s’est tenu, le 26 octobre, sous l’égide de Mme Salwa Kéfi Khiari, chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, au siège du département en présence de MM. Les directeurs généraux du Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait, de l’Office de l’élevage et du pâturage, du président et du trésorier de la Chambre syndicale nationale des centres de collecte du lait.

Il a été convenu, suite à cette réunion, d’augmenter la prime de collecte du lait de 10 millimes le litre, et ce, à partir du 23 août 2020 (effet rétroactif). Il a été décidé également de débloquer la prime de collecte du premier trimestre de cette année au cours de la semaine après  la tenue de la séance de travail. C’est pour cette raison que la Chambre syndicale a annulé la grève prévue.

Une activité à la dérive

A noter que l’activité de collecte du lait connaît, depuis quelque temps, des difficultés car les ressources financières dont disposent les collecteurs sont modestes ne leur permettant pas d’améliorer leur rendement. En effet, la prime octroyée est considérée comme en deçà des ambitions de ces collecteurs dont la tâche consiste à faire le tour des éleveurs afin de collecter des quantités de lait destinées à la stérilisation dans les centrales laitières qui privilégient la qualité du lait conformément aux normes en vigueur.

On a constaté que, parfois, des quantités de cette denrée ne sont pas acceptées vu leur qualité mais après avoir atteint les capacités de stockage de ces centrales laitières. A noter que le stockage nécessite la prise en charge de la gestion des citernes. De leur côté, les collecteurs effectuent leur tournée en utilisant des véhicules bien équipés pour transporter le lait du lieu de fabrication dans les fermes vers les centrales laitières.

Et cette tournée nécessite des quantités de carburant sans compter les réparations du véhicule et les pièces de rechange. Cette majoration de la prime de collecte, même si elle est considérée comme modeste, va contribuer à alléger un tant soit peu le coût du transport.

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