La présidente de la Chambre syndicale des établissements de l’enseignement privé, Latifa Farhat Boughattas, appelle à une meilleure implication du secteur privé dans le processus de correction des examens.

Suite à la décision d’unification à l’échelle nationale des examens du troisième trimestre de la Sixième année de l’enseignement de base qui a été annoncée par le ministère de l’Education au mois d’avril dernier, la Chambre nationale des établissements de l’enseignement privé relevant de l’Utica a tenu hier au siège du patronat une conférence de presse afin de présenter ses revendications concernant les conditions de la tenue des examens unifiés. Intervenant à tour de rôle, les membres de la chambre syndicale ont appelé, en substance, à ce que le secteur privé soit représenté dans les commissions de surveillance et de correction des examens unifiés à l’échelle nationale. « Il est inconcevable d’exclure les instituteurs de l’enseignement privé des commissions de correction », souligne Latifa Farhat Boughattas. «Nous sommes prêts à participer au processus de correction des examens. Nous souhaitons également que la correction des examens ne s’effectue pas exclusivement dans les centres dédiés à cet effet, mais comme à l’accoutumée dans nos établissements », ajoute-t-elle.

Les intervenants ont également revendiqué l’anonymat des copies d’examen, et ce, afin de garantir leur droit à une correction impartiale. De surcroît, ils exigent la remise des copies originales aux établissements d’origine.    

Le nouveau projet de décret contesté

Lors de la conférence de presse, les membres de la Chambre nationale des établissements de l’enseignement privé ont fait également part de leurs réticences concernant le nouveau projet de décret abrogeant celui qui a été promulgué en 2008 et qui régit le secteur de l’enseignement privé. Intervenant sur le sujet des cours particuliers, Nasser Cherni, directeur d’un établissement scolaire privé, a réfuté la version actuelle du texte, notamment les articles qui réglementent les cours particuliers. « Selon les dispositions du nouveau décret, les cours particuliers seraient interdits dans les établissements privés. En contrepartie, ils seront exclusivement assurés par des diplômés de l’enseignement supérieur au chômage. Le concept étant de promouvoir l’emploi pour les universitaires. «Nous sommes d’accord sur le principe mais notre exclusion est incompréhensible, inadmissible », explique-t-il.

Par ailleurs, les intervenants ont appelé à ce que le secteur privé soit représenté dans les commissions consultatives chargées de l’octroi des autorisations pour la création des institutions privées d’enseignement primaire et/ou secondaire. Ils ont, en outre, exprimé leur refus des articles stipulant l’interdiction du recrutement des instituteurs retraités ou travaillant dans les établissements étatiques.

Les membres de la chambre syndicale ont mis en garde contre l’absence de contrôle dans les établissements de l’enseignement privé, ce qui a ouvert la voie à l’anarchie ainsi qu’à la transgression de la loi. « Certaines écoles privées n’enseignent pas les disciplines d’Art et obligent d’enseigner une matière intitulée «le développement personnel». Cela est dû à l’absence de contrôle dans les écoles privées. Et c’est pour ces raisons que nous appelons à davantage de vigilance de la part des autorités de tutelle », expliquent les intervenants.

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