En à peine une décennie, les volleyeuses du CFC se sont fait une place de choix aussi bien sur la scène nationale que continentale.

«Quelque part du côté de la colline de Byrsa, en l’an 814 avant J-C, une reine, Elissa (ou Didon) débarque et fonde Carthage. Environ trois millénaires plus tard, exactement en octobre 2011, et plus précisément au 6, rue Eschmoun, une poignée de Carthaginois d’adoption fonde le Club Féminin de Carthage». On n’a pas trouvé mieux que l’introduction de l’édito du dossier de partenariat que nous a livré le président du Club Féminin de Carthage, Dr. Khaled Ben Amor, pour présenter son club au grand public.

Le CFC est, en fait, une success-story, œuvre de gens passionnés de volley-ball et de fervents supporters du sport féminin. Et le texte de l’édito affirme que le CFC «naît grand».

En seulement neuf ans d’existence, il a cumulé les performances les unes après les autres. Créé en octobre 2011, le CFC a remporté le championnat de la deuxième division à l’issue de la saison 2011-2012. Un premier exercice sportif que le club a terminé également finaliste de la Coupe de Tunisie. Les succès du CFC se sont enchaînés par la suite à une vitesse vertigineuse. De 2013 à 2018, le CFC a été sacré champion de Tunisie six fois de suite. Et le sextuple champion de Tunisie du volley-ball féminin de briller également en Coupe de Tunisie qu’il a remportée à trois reprises.

Un grand d’Afrique

Le Club Féminin de Carthage ne s’est pas contenté de briller sur la scène nationale. Il s’est également installé sur le toit du continent africain : «L’idée de fonder le CFC est née suite à la dissolution de la section féminine de l’Union Sportive de Carthage. Nous avons commencé avec sept joueuses titulaires et sept autres sans licence. En 2017, nous avons organisé le Championnat d’Afrique des clubs champions (seniors filles) que nous avons d’ailleurs remporté.

En organisant cette joute africaine, nous avons permis au volley-ball féminin tunisien de s’installer sur le toit de l’Afrique. Par ailleurs, ce qui intrigue les membres du bureau directeur du CFC, c’est que notre club est reconnu sur la scène internationale et méconnu à l’échelle nationale. Pourtant, ce ne sont pas les résultats qui manquent. Notre palmarès est riche. Cette saison encore, nous sommes finalistes en championnat et en Coupe de Tunisie. Par ailleurs, nous avons largement battu le CSS en finale aller  du championnat(3-0). Nous aspirons évidemment réussir le retour et remporter aussi la Coupe de Tunisie, mais ce qui nous importe le plus, c’est d’assurer la pérennité de notre club après le départ des membres fondateurs dont je fais partie. Un mécène s’est proposé de se charger du budget nécessaire pour bâtir une salle couverte au profit du club. Il a débloqué les fonds nécessaires. Nous avons contacté la mairie de Carthage puis celle du Kram. Mais hélas, pas de réponse à ce jour. Nous avons demandé audience auprès du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Intégration professionnelle pour qu’il nous aide dans notre quête de bâtir la salle», nous a fait savoir le président du CFC, Dr. Khaled Ben Amor.  Réaliser des performances n’est pas le seul aspect positif du CFC qui œuvre aussi sur le plan sociétal, en lançant des centres de formation de volley-ball dans les écoles primaires de Yasmina et de la Cité Mohamed Ali Carthage. C’est que Carthage comporte aussi des quartiers populaires, dont les jeunes ont besoin d’encadrement.

Charger plus d'articles
Charger plus par Walid NALOUTI
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire