Alors que la pandémie de Covid-19 continue à faire des siennes, un redoutable ravageur signe son grand retour: le charançon rouge. Bien qu’il représente une réelle menace pour notre patrimoine vert, les autorités compétentes ne semblent pas actuellement s’en soucier, faute probablement de moyens. Sa présence vient de nouveau d’être détectée dans des palmiers d’ornementation du  poumon vert de la capitale : Le Belvédère. Or ce coléoptère, qui est particulièrement réputé pour causer des ravages dans le cœur de l’arbre — il s’en prend notamment au palmier — entraîne la destruction progressive des plants et des arbres d’ornementation en les rongeant de l’intérieur. Infestés par le parasite, les palmiers se dénudent et perdent progressivement leurs palmes qui deviennent jaunâtres et finissent par s’affaisser avant de se détacher et tomber par  terre. Mise en place depuis 2012, la stratégie de lutte contre le charançon rouge, axée sur le traitement préventif et curatif, a permis le traitement de plusieurs foyers d’infection. Des milliers d’arbres ont été traités ces dernières années. Mais il semblerait , aujourd’hui, que la pandémie de Covid-19 et l’insuffisance de fonds alloués à la lutte contre le charançon rouge aient considérablement ralenti les efforts déployés pour prévenir la propagation de ce parasite ravageur. Le président de l’Association des amis du Belvédère a tiré la sonnette d’alarme en postant des photos de palmiers du parc Bevédère infectés par le charançon rouge. Si aucune action n’est menée, ce parasite ravageur risque de se propager à une grande vitesse et s’attaquer aux oasis du sud.

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