Pendant presque une heure, deux lauréats de la littérature tunisienne francophone, en présence du chroniqueur radio Fares Ben Souilah se sont livrés spontanément à des échanges constructifs face à la caméra de l’Institut Français de Tunisie, qui leur a arrangé un «Goûter littéraire», le temps d’un après-midi. Concept d’un rendez-vous entre auteurs, diffusé en ligne à des internautes pouvant interagir.

Un après-midi en lettres, qui avait comme thématique principale et commune la science-fiction : les deux écrivains sont lauréats aux derniers Comar d’or 2020. La parution du «Les secrets des barcides » (Pop Libris) de Sami Mokaddem, 3e tome d’une trilogie, prix spécial du jury du Comar d’or est un succès critique, actuellement.

Paru à la suite, de «Dix-neuf» et du «Le sang des Anges» (Edités chez Pop Libris), l’auteur revient avec cet ouvrage tissé sur fond d’histoire. De formation scientifique, mathématique, Sami Mokaddem est un «lecteur gourmand», plus précisément de lecture du genre, comme il le cite. Mokaddem s’est lancé dans l’aventure de l’écriture avec la fondation de la maison d’édition Pop Libris avec Atef Atia, écrivain également, et la publication de «La Cité Ecarlate», un recueil de nouvelles. Les décors de ses écrits de genre sont Carthage. Une première. «Dix-neuf» est considéré par son auteur comme «ésotérique», influencé par John Crowley, célèbre écrivains américain de fantasy et de science-fiction, et son univers mystique, occulte. Avec sa femme Sonia El Behi, tout aussi férue de livres et de lecture, «sérial-liseuse» et médecin de formation, elle nourrit aussi avec lui une blogosphère littéraire sur les réseaux sociaux, qui rassemble une communauté de lecteurs dynamiques.   

Samir Makhlouf, auteur de «Merminus Infinitif», paru chez Contraste Edition, est Lauréat du Comar d’or 2020. Il est artiste-peintre, écrivain et universitaire. Il s’agit de son 5e livre publié. Son style d’écriture est romanesque, un récit, mais poétique même si l’auteur déclare pendant l’échange «écrire vite, habité par cette envie pressante de mettre sur papier ces phrases», et dit que ce qu’il écrit n’est pas forcément de la poésie. 4 mois d’écriture ont suffi pour «Merminus Infinitif». «La façon dont je sculpte le texte : je tiens à ce que le lecteur ressente l’écriture. Un travail endurant et éprouvant de la part de l’auteur, qui le rappelle. Un dispositif compliqué, difficile à mettre en place, selon Makhlouf.

Un échange entre lecteurs et auteurs a eu lieu. Différents commentaires et remarques pertinentes ont surgi. Les deux auteurs s’y sont donnés à cœur-joie, révélant astuces d’écriture, recherche, influence, projets d’avenir, lectures du moment, rétrospection sur leur parcours et échangent entre les deux invités autour de leurs deux dernières parutions, en vente actuellement dans les librairies tunisiennes.

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