Les noctambules de la banlieue nord de Tunis n’en ont cure de la Covid-19 et font les choses comme ils l’entendent, en faisant fi quasiment de toutes les mesures de sécurité et autres gestes barrières. A leurs risques et périls, mais pas seulement…

L’inconscience collective des Tunisiens frappe de nouveau au plus fort de l’épidémie de la «Covid-19». L’assouplissement des mesures comme le couvre-feu a tôt fait de provoquer un relâchement total de la population. Le week-end dernier, les rues grouillaient de monde notamment à Gammarth  dans la banlieue nord. Un témoin oculaire raconte son expérience lors de la nuit du samedi 5 décembre 2020 dans laquelle il a tout vu sauf l’application des gestes barrières contre la propagation du coronavrius. Ce jeune trentenaire raconte avec force détails ce qu’il a vu et reste bouche bée quant au manque de conscience de ses concitoyens. Il affirme : «Je me suis rendu dans un lieu à Gammarth où il y a plusieurs bars côte à côte. Je suis entré dans deux bars différents tour à tour. Dans le premier bar, il y avait en moyenne 500 personnes, qui dansaient et chantaient autour de tables, collées les unes aux autres. Aucun respect de la distanciation sociale, comme si de rien n’était. Seuls les serveurs portaient des masques. C’est choquant ! L’insouciance et l’inconscience du peuple tunisien sont terribles, en plus du désordre général dans lequel on ressent le manque de sécurité et de respect des mesures de protection contre le fléau du coronavirus. Il n’y a pas de contrôle et les portiers ne portaient pas de masques non plus».

A croire que les agents de sécurité sont là juste pour la forme. C’est un constat amer et affligeant qui prouve encore une fois le laxisme de l’autorité publique et l’impunité qui sévit. «Triste et aberrant», conclut le témoin de la scène nocturne. Cela contraste fortement avec le comportement des citoyens sur leur lieu de travail, qui respectent, pour la majorité, le port du masque chirurgical dans les administrations publiques et autres. A croire que la nuit tout est permis pour se défouler. Dans la balance entre le risque de contracter la maladie ou passer des moments excitants, la seconde option semble l’emporter.

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Un commentaire

  1. Corbiz

    12/12/2020 à 19:18

    Enfin un constat objectif sur l’insouciance et l’inconscience des tunisiens. Mais je suis sur que dans la rue le tunisien moyen se dit  »tout cela est  »importé » nous chez nous on n’a rien et c’est pas de notre faute si la COVID progresse c’est l’ouverture des frontières en Juin (même si nous sommes en décembre)

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