Et vinrent les choses sérieuses, c’est -à -dire que, dès ce soir (20h 30), on va passer de la situation de ni guerre ni paix à la situation de combat. Et, pour entrée, voici  la Pologne comme un os à manier, comme une énigme à élucider. Les Polonais ? Eh bien, c’est là une bonne nouvelle : les Polonais, c’est certain, ne se gargarisent plus de leur histoire handballistique glorieuse qui avait été longtemps considérée comme une fierté nationale. Aujourd’hui, ô revers de la médaille, ils n’ont pratiquement plus rien d’un épouvantail, après avoir lourdement investi, ces dernières années, dans un gigantesque processus de rajeunissement. Oui, mais il ne sert à rien de dire du bout des lèvres «tant mieux pour nous», car le pire des scénarios serait de voir Mosbah Sanai et ses copains s’aventurer à miniaturiser cet adversaire et à le prendre pour facilement prenable. Non, rien, ni personne n’ôtera la règle selon laquelle dans toute compétition, et à plus forte raison dans un championnat du monde, il faut traiter toutes les équipes sur un pied d’égalité afin de faire barrage à l’infiltration des eaux troubles, synonymes de déstabilisation. Heureusement que là, on sait que Sami Saïdi est de ces entraîneurs qui n’aiment pas voir les cheveux traîner sur la soupe. En effet, viscéralement hostile à l’indiscipline et à la moindre distraction, il a toujours exigé que tout le monde se plie aux exigences de la rigueur. Cela mentalement.

Un sélectionneur qui y croit 
Volet technico maintenant: littéraires s’abstenir, car il n’y a pas mieux qu’un technicien pour se faire écouter et éclairer des lanternes. Et là, Sami Saïdi qu’on a rencontré avant le départ en Égypte, s’est montré à la fois pragmatique et rassurant. «Foncièrement, dit-il, nous avons un bon ensemble qui allie maturité et ardeur juvénile et qui a cravaché dur tout au long de la préparation et beaucoup gagné en homogénéité, en dépit des contraintes et contrariétés causées par l’épidémie du Covid-19.Outre ces atouts, j’ai un éventail de choix tactiques non négligeable, ce qui favorise le recours aux formules de rechange que pourraient imposer les circonstances du match. Reste le côté psychologique sur lequel nous sommes en train de travailler afin que tous les joueurs  soient prêts à cent pour cent pour le combat. Je dis combat, car il va falloir obligatoirement gérer les soixante minutes sur le même rythme et avec la même hargne pour espérer gagner. Et nous gagnerons, inchallah. «Le cas échéant, le sept national irait automatiquement au second tour du Mondial, quelle que soit l’issue de ses deux rencontres restantes  face au Brésil  (le 17 janvier )et à l’Espagne  (48 heures plus tard ).
Signalons enfin que la sélection a effectué, jusqu’ici, trois séances d’entraînement au Caire et que le second test PCR subi par les membres de la délégation s’est avéré heureusement négatif. Pourvu que ça dure, les risques de contamination par le coronavirus demeurant élevés en Égypte malgré l’extrême rigueur avec laquelle est appliqué le protocole sanitaire mis en place par les organisateurs.

Charger plus d'articles
Charger plus par Mohsen ZRIBI
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire