La quatrième révolution industrielle a fait un grand tapage en Tunisie, mais peu d’industriels ont adhéré effectivement à cette nouvelle démarche. Il ne s’agit pas uniquement de changer les équipements de travail pour se considérer comme un adhérent à cette révolution industrielle mondiale qui se caractérise par une industrie intelligente, mais aussi d’axer la stratégie à mettre en place au niveau local sur les ressources humaines pour en tirer le meilleur profit.

Ainsi, le renforcement du taux d’encadrement en recrutant de nouvelles compétences ainsi que l’encouragement de la recherche/développement s’avèrent essentiels pour réussir un nouveau départ de l’entreprise et la rendre plus compétitive sur la scène internationale. Par ailleurs, il ne faut pas oublier la digitalisation de l’entreprise pour améliorer ses performances et lui permettre d’offrir des prestations en ligne pour les consommateurs. L’état des lieux du secteur industriel nous révèle que peu d’entreprises, surtout celles des PME, sont passées à l’industrie intelligente. Il ne faut pas nous étonner dès lors que nos entreprises ne réalisent pas des performances au double niveau de la production et de l’exportation.

A noter que le ministère de l’Industrie et des PME est en cours d’élaborer la stratégie nationale de la modernisation de l’industrie pour assurer la mise à niveau des entreprises et améliorer leur compétitivité. Cependant, ce pari ne peut être gagné que par la conviction des industriels de la nécessité d’adhérer à la révolution industrielle, vu ses multiples avantages, et de prendre les dispositions nécessaires pour le recrutement des cadres, l’encouragement de l’innovation et de la créativité et la compression des coûts de production. L’industrie intelligente fait appel à la robotique, aux logiciels de gestion et de conception ainsi qu’à l’intelligence humaine qui doit toujours être présente au sein des entreprises quel que soit le progrès atteint par les équipements de pointe.

En effet, la touche finale doit toujours être faite par l’homme pour éviter tout défaut de fabrication et réduire au maximum le gaspillage des matières premières. Le temps est donc venu pour revoir les méthodes dans tous les secteurs à valeur ajoutée comme ceux des industries agroalimentaire, du textile-habillement et du cuir et chaussures. Aucun détail ne doit être laissé au hasard en  faisant appel, si possible, à un conseiller indépendant pour recycler les cadres et proposer de nouveaux segments industriels à explorer pour augmenter les exportations et avoir des recettes conséquentes.

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