Les services bancaires en Tunisie s’enrichissent de plus en plus avec de nouvelles solutions digitales pour les utilisateurs. Des solutions visant à faciliter l’inclusion financière du secteur financier.  L’inclusion financière constitue, aujourd’hui, l’un des engagements forts des institutions financières. Elle se veut aussi un levier érigé comme l’un des principaux objectifs et axes des stratégies de développement du secteur financier. La Tunisie a décidé, ainsi, d’approcher l’inclusion financière dans le cadre d’une stratégie nationale qui confère aux nouvelles technologies un rôle fondamental. En dépit de la croissance modeste enregistrée actuellement par le secteur des technologies financières, ce pan de l’économie nationale recèle des potentialités prometteuses, boostées principalement par le progrès des textes de lois et des mesures prises afin de créer un climat propice au développement de ce secteur. Tous les acteurs économiques, sociaux, scientifiques, politiques et autres experts exerçant dans différents domaines s’accordent à souligner l’importance cruciale de l’économie digitale dans la croissance économique d’un pays, voire dans sa survie. On parle, aujourd’hui en Tunisie, d’intelligence artificielle, de Data Learning, d’Internet des objets, de Blockchain, d’impression 3D, de Fintech et autres. Des concepts qui apparaissent comme des technologies, mais sont, en fait, des modèles, des moyens et outils transversaux qui bouleversent totalement la vie courante, les pratiques, les métiers, les entreprises, les institutions…etc.

On parle depuis plus d’une décennie, dans le monde, de paiements digitaux, de decashing, de Mobile payment, d’open banking… où on vit dans l’instantanéité et dans l’accessibilité à tous. Néanmoins, si on veut développer le e-commerce ou encore l’inclusion financière, empêcher la circulation cash, qui fait le bonheur du marché informel, nous devons arrêter de taxer le numérique.  Il s’agit, également, d’inciter à l’ouverture du secteur bancaire aux Fintech, à l’open banking d’une manière générale, qui concerne aussi bien la Banque centrale de Tunisie que les institutions bancaires, les administrations, à travers des mesures audacieuses qu’elles devraient prendre, soit via la loi des finances ou  des décrets, outre le secteur privé, les entreprises, les startup, les commerçants, les industriels… Le sujet de decashing, le ministère des Finances a veillé  depuis des années au développement de ce créneau. En 2015, une étude élaborée par la Banque mondiale et le centre Cawtar a montré que le taux d’inclusion financière ne dépassait pas les 36%, cela veut dire que 64% de la population tunisienne est exclue des services financiers. En chiffres, c’est entre 2,5 et 3,5 millions pour les particuliers et 245 et 425 mille pour les micros, petites et moyennes entreprises.

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