Par chokri GHARBI
A l’approche des élections législatives et présidentielle, les promesses politiques sont nombreuses. En effet, tous les politiciens promettent de relancer l’économie nationale à la faveur d’actions audacieuses qui seront prises en temps opportun. Les meetings organisés dans les différentes régions du pays par les différents partis politique de droite et de gauche ne tarissent pas de promesses, et ce, pour convaincre le maximum de citoyens à voter pour tel ou tel parti. Certains projets annoncés par les politiciens se croisent comme, par exemple, la lutte contre le chômage qui demeure encore élevé notamment dans les régions intérieures. La lutte contre le déséquilibre régional est également sur toutes les bouches. On promet la réalisation de nouveaux projets capables d’absorber la main-d’œuvre inactive et de créer de nouvelles richesses. Même les exportations ont occupé une place de choix dans le discours des politiciens qui tablent sur une évolution des indicateurs économiques. Pourtant, huit ans après la révolution, les gouvernements successifs n’ont pas réussi vraiment à réaliser ce saut qualitatif tant attendu dans le domaine économique. Au contraire, la vie est devenue plus chère dans la mesure où presque tous les produits alimentaires et agricoles sont inabordables. Les citoyens arrivent difficilement à joindre les deux bouts. Le déficit commercial ne cesse de s’aggraver malgré la bonne volonté des dirigeants. Pour ne pas brosser un tableau totalement noir, disons que le tourisme a connu un sursaut salvateur. Face à cette situation désastreuse, les citoyens ne veulent plus croire aux paroles des politiciens et certains vont jusqu’à bouder les élections. Les citoyens veulent du concret, des dates précises pour la réalisation de tel ou tel projet, une diminution des prix des produits alimentaires et agricoles. On constate aussi que beaucoup de politiciens manquent d’idées innovantes dans le domaine économique dans la mesure où l’on applique encore l’ancien modèle de développement sans pouvoir en élaborer un autre. D’où la nécessité de disposer régulièrement d’un plan de développement économique et social quinquennal définissant, de façon claire, les différents projets à réaliser avec précision des régions ciblées, de la date d’exécution et d’achèvement des travaux et du montant alloué. Les politiciens devraient revoir leur discours destiné à la population en faisant preuve de plus de pragmatisme. Il faut dire toute la vérité aux citoyens et leur fournir les informations relatives à la situation économique, aux ressources naturelles et aux richesses minérales. Le peuple a le droit de connaître les indicateurs réels de l’économie nationale et les handicaps qui empêchent la relance pour pouvoir les surmonter dans un élan collectif.

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