Selon les experts et économistes intervenants, la hausse s’explique par la valeur de change du dollar américain déjà défavorable au dinar tunisien et par un second désavantage sur le rial saoudien, monnaie 100% adossée à la devise américaine et dopée par le dollar. Ou quand le dinar la joue mal !

La bonne santé du rial saoudien est la cause majeure de l’augmentation du tarif du pèlerinage pour la diaspora tunisienne. Deux mille quatre cents dinars supplémentaires entre le coût du Hadj pour cette année par rapport à celui de l’an dernier. Trop, beaucoup trop pour le tunisien qui veut simplement s’acquitter d’un pilier de la religion musulmane : le pèlerinage à La Mecque. Incroyable mais vrai pour un chiffre qui donne le tournis. Une hausse conséquente de 17%. Cependant 1 300 dinars sont dus au déséquilibre du change du dinar par rapport à la devise saoudienne, soit 55% du montant selon un expert sur place. Le tarif du pèlerinage pour la saison 2019 a été fixé à hauteur de 13 896 dinars, a fait savoir hier, mercredi 22 mai, le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum, lors d’une conférence de presse tenue au Palais de la Kasbah. Il a expliqué que le tarif réel est estimé à 15 000 dinars, affirmant que des efforts ont été déployés pour réduire ce montant.

Il faut savoir que l’année dernière, le tarif du Hadj était de 11 497 dinars. Cette hausse s’explique, selon Adhoum, par la hausse du taux de change du rial saoudien par rapport au dinar tunisien, ainsi que la hausse des frais du transport terrestre (une augmentation de 70%) et ceux de l’hébergement. M. Adhoum a divulgué d’autres détails : le nombre de pèlerins tunisiens s’élève à 10 980 personnes. Le plus jeune a vingt-deux ans et le plus âgé de soixante-dix-sept ans. Il y aura 47 vols dont 33 seront assurés par Tunisair à travers la mobilisation de six aéroports. Ceux de Tunis-Carthage, Monastir, Sfax, Djerba, Gafsa et Tabarka. Le premier vol le 23 juillet et le dernier vol le 29 août 2019.

Pour un bon séjour des pèlerins

M. Moëz Boujmil, président directeur général de la Société des services nationaux et résidences décrit les concrétisations à l’endroit des pèlerins tunisiens pour qu’ils effectuent leurs rites dans le calme et la sérénité. Il a affirmé que son établissement a loué quatre unités hôtelières à La Mecque et six à Médine. Par ailleurs, le transport sera assuré par des bus qui datent de 2018 pour démontrer leur aspect récent et gage de sécurité routière.

Au sujet du système de catering qui inclut la formule de restauration et repas sur place, il affirme qu’il va reproduire cette année l’expérience concluante de l’an dernier à Mina et Arafat. 

Concernant l’augmentation sensible du tarif du hadj de plus de deux mille dinars par rapport à l’an dernier, il fait le constat suivant : « Cette augmentation est principalement due à la dépréciation du dinar par rapport au rial saoudien». Il affirme sans ambages : « Elle représente à elle seule 55% de l’augmentation totale».

On peut s’acquitter des tarifs du hadj à partir du 28 mai 2019. Il suffit de se rendre dans les bureaux de poste mis à la disposition des pèlerins avec en moyenne un bureau dans chaque gouvernorat.

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Un commentaire

  1. Fatnassi Abdallah

    23/05/2019 à 07:17

    L’industrie du tourisme Saoudienne a trouvé le filon pour financer ses activités illicites. Et pendant ce temps les pèlerins Tunisiens se saignent et s’endettent pour financer un pèlerinage rendu futile en raison du prix et des conditions économiques actuelles de presque la totalité des citoyens Tunisiens. Malheureusement, ces mêmes citoyens qui se plaignent de la précarité se pressent pour y participer. A tort ou à raison, peut importe. Pourtant la raison voudrait que l’on aide ses semblables d’abord, les pauvres , les malades ….ce équivaudrait à un pèlerinage.
    A quant une prise de conscience????😒

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