La formation professionnelle était le parent pauvre de l’économie tunisienne, dans la mesure où seuls les élèves défaillants du système scolaire vont se former pour apprendre un métier et assurer leur avenir. De nos jours, la formation professionnelle est perçue en tant que secteur à part entière et on a même constaté que des bacheliers changent de cycle pour aller se former dans l’un des centres et apprendre un métier sur des bases solides. Ils peuvent ainsi obtenir le diplôme de technicien supérieur pour être recrutés dans une grande entreprise ou monter leur propre projet.

Plusieurs secteurs sont ainsi proposés aux jeunes, dont les technologies de l’information et de la communication qui sont très demandées vu les opportunités de travail disponibles dans ledit secteur. Cependant, le secteur de la formation est appelée aujourd’hui à être modelé en tenant compte des nouveautés introduites dans les différents secteurs d’activité. D’où la nécessité pour les autorités tunisiennes, chargées de la formation, d’installer un système de veille en vue d’effectuer les amendements nécessaires.

Parfois, les chefs d’entreprise lancent des offres d’emploi, mais ne trouvent pas, malheureusement, les compétences nécessaires sur le marché national. L’industrie tunisienne a connu une évolution impressionnante qui doit interpeller nos dirigeants et les pousse à agir. Les commissions chargées des réformes de la formation doivent toujours impliquer les professionnels afin qu’ils font part de  leurs observations au sujet du système de la formation et proposent de nouvelles idées de nature à hisser ce secteur à un niveau supérieur. A noter que certaines activités sont devenues obsolètes et pourtant le système de formation continue à en tenir compte.

C’est le cas, à titre d’exemple, de certaines activités dans l’artisanat qui ne sont plus menées par les artisans. Un audit en profondeur devrait être effectué sur le système de formation professionnelle pour connaître de façon précise les lacunes qui caractérisent ce secteur et apporter les solutions pertinentes.  A noter que le secteur a fait l’objet, par le passé, d’études commanditées par le ministère de tutelle et des retouches ont été effectuées sur la base des recommandations formulées par les experts dans ce domaine. Aujourd’hui, une réflexion élargie devrait être engagée en vue d’apporter les corrections qui s’imposent dans un monde qui bouge continuellement et où les technologies de pointe font leur apparition dans tous les secteurs.  La formation professionnelle doit suivre cette tendance pour mettre sur le marché des compétences capables d’améliorer l’encadrement au sein de l’entreprise et de gérer les nouvelles spécialités qui ont fait leur entrée dans le monde de l’industrie et des services.

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