Elles sont au nombre de 43 à supplier les responsables régionaux, aux abonnés absents, de leur manifester un tant soit peu d’intérêt et d’être à l’écoute de leurs doléances.


L’image donne l’air d’un camp de réfugiés, et, pourtant, elles sont dans leur propre pays. La Constitution leur a donné le droit au travail, mais elles commencent à désespérer. Depuis trois ans et plus, exactement le 11 février 2019, elles campent devant le siège du gouvernorat dans des conditions climatiques difficiles. Par un froid de canard ou sous un soleil de plomb, c’est la sourde oreille de la part des gouverneurs qui se sont succédé. Diplômées de l’enseignement supérieur et membres de familles sans revenus, elles mettent leur santé en péril comme celles de leurs enfants qui logent avec elles dans une tente de «fortune»  sans aucune assistance médicale. Elles sont au nombre de 43 à supplier les responsables régionaux, aux abonnés absents, de leur manifester un tant soit peu d’intérêt et d’être à l’écoute de leurs doléances. Elles espèrent être dispensées des conditions imposées dans les concours de recrutement et revendiquent le caractère «social» de leur situation. Le slogan «la volonté de la vie» scandé par la coordination indépendante des diplômés de l’enseignement supérieur depuis 3 ans fait d’elles les oubliées de la révolution. Un sit-in qui, semble-t-il, n’est pas parvenu aux décideurs tant au niveau régional que national auxquels elles avaient transmis leurs revendications, mais en vain….

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