Dans une Tunisie en pleine crise du coronavirus, l’économie, déjà fragilisée, est plus que jamais précaire. Pour la redresser, des mesures doivent être prises de façon urgente et pertinente, pour éviter une complète récession dans le pays. Depuis des années, les débats se multiplient et plusieurs initiatives ont été lancées quant à la démarche à adopter pour redynamiser l’économie du pays.

L’économie nationale a connu des remous ces dernières années. Avec le contexte de pandémie, la situation est d’autant plus complexe. En effet, la crise sanitaire a eu des effets réels sur l’activité économique, les entreprises, en particulier les PME et TPE, et a mis en lumière les défaillances pré-existantes. L’économie nationale essuie un revers sans précédent aujourd’hui en raison d’une baisse drastique de ses indicateurs de développement socioéconomique, en raison de la crise politique que traverse  le pays, sans pouvoir sortir de cette torpeur.

Un  plan de relance a été élaboré en 2020, après la propagation de la pandémie du Covid-19, visant à ranimer l’économie nationale. Des solutions sont proposées couplant des mesures monétaires à un stimulus budgétaire et des mesures de soutien indirect à l’économie. Le but de ces propositions, adressées à l’ensemble des instances financières, des pouvoirs publics, des acteurs économiques et autres, est d’enclencher une large réflexion et ouvrir les débats pour mener à bien des réformes salutaires, empruntant des sentiers linéaires et sans équivoque pour bâtir une économie basée durablement sur des fondamentaux solides.

La crise que nous vivons est à la fois conjoncturelle et structurelle, due au Covid-19 et accentuée par des antécédents structurels inappropriés que l’Etat se doit de réformer. Cette crise pourrait constituer une opportunité pour que les pouvoirs publics se décident résolument à s’orienter réellement vers des politiques économiques modernes et productives. L’heure a sonné pour commencer l’exécution des réformes engagées, inviter les acteurs économiques et sociaux, sans exclusion pour établir un nouveau pacte social capable de produire de nouvelles inflexions en termes de politiques économiques et esquisser des modèles favorisant la production, l’investissement productif, un système fiscal plus efficace…

Le tableau économique demeure dans son ensemble sombre du fait, d’une part, de l’impact de la crise sanitaire sur l’activité économique, d’autre part, de l’ampleur des blocages et des distorsions structurelles qui continuent à entraver le processus du développement.

Cette perception n’est pas seulement dictée par la récession que vit le pays, l’augmentation de la pauvreté, l’altération de la situation des finances publiques, l’effondrement de l’investissement. Elle est essentiellement  la résultante de nombreux facteurs, dont le grand retard pris dans la mise en œuvre des grandes réformes.

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