La pandémie de la Covid-19 a exhorté les institutions, les banques et les entreprises à fournir leurs prestations à distance pour ne pas interrompre le travail. Cette migration s’est passée en Tunisie dans l’urgence et sans prendre les mesures sécuritaires adéquates pour protéger les réseaux des intrusions externes. De ce fait, notre pays est devenu, depuis l’intensification des prestations digitales, une proie facile pour les prédateurs informatiques. Ainsi, plusieurs attaques ont été signalées au cours de l’année 2020 et un nombre important d’entreprises se sont trouvées dans les mailles du filet de ces hackers. Il est à noter que même des pays mènent ce genre d’attaques pour neutraliser des sites sensibles ou tout simplement pour déstabiliser ou intimider un régime. C’est ce qui a poussé l’Agence nationale de la sécurité informatique à lancer une mise en garde appelant les chefs d’entreprise à faire preuve de vigilance face aux menaces cybernétiques. Qu’il s’agisse de phishing, de spoofing, des malwares sur mobile, du cryptojacking, du minage de cryptomonnaie malveillant, des ransomwares, des rançongiciels ou des intrusions sur les objets connectés, la palette de ces crimes numériques ne cesse de s’étoffer, nécessitant une meilleure vigilance et une grande promptitude pour y faire face.

En plus de la sensibilisation du personnel quant à l’importance des gestes de prévention lors de la consultation des emails suspects qui pourraient être infectés et de la vérification de l’authenticité et la fiabilité des messages, il est indispensable de se doter de firewalls qui détectent en temps opportun ces attaques. A cet effet, la mise en place de normes de sécurité, le choix des prestataires, du lieu où sont hébergées les données devient un élément clé de la sécurité informatique.

Car les spécialistes affirment que les entreprises tunisiennes ont fait face à plusieurs attaques cybernétiques de plusieurs types. En tête de liste figure le Ransomware, et ce, avec 27%, alors que 19% des cas portent sur l’extorsion de données pour faire, par la suite, du chantage au particulier ou à l’entreprise tandis que 12% des cas portent sur la fuite de données. Ce qui veut dire que nous sommes tous vulnérables : États, grands groupes, petites et moyennes entreprises, organismes, particuliers… et que bien se protéger sur le web est devenu une véritable préoccupation pour préserver ses actifs informatiques, qu’ils soient matériels ou immatériels. Investir dans la sécurité informatique n’est plus un luxe mais un must pour prémunir les entreprises et les institutions contre les risques encourus et pour faire baisser au maximum le degré de vulnérabilité.

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