Le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, s’est rendu à l’aéroport Tunis-Carthage et a exprimé sa solidarité totale avec les forces de l’ordre, affirmant que ce qui s’est passé dans un espace de «souveraineté» «n’est pas acceptable». «Le prestige de l’Etat sera réhabilité dans le cadre de l’Etat de droit et par le biais de la loi», a-t-il ajouté.

L’aéroport Tunis-Carthage a connu hier une scène de tension suite à une altercation entre le député Seifeddine Makhlouf, accompagné d’un certain nombre de députés de la Coalition Al Karam, et des agents de la police des frontières qui ont refusé qu’une voyageuse fichée S 17 quitte le territoire.

L’incident est survenu quand le député Seifeddine Makhlouf a fait irruption dans la zone sous douane, exigeant des policiers de laisser la femme en question partir. Selon des policiers, Makhlouf les aurait menacés et proféré des insultes à leur égard, provoquant ainsi une scène de chaos.

A cet égard, le SG du Syndicat de base des forces de sécurité à l’aéroport, Anis Ouertani, a affirmé que les députés Seifeddine Makhlouf et Nidhal Saoudi sont arrivés hier à l’aéroport en vue de forcer le passage aux frontières d’une femme fichée S17, tout en provoquant les policiers et en les agressant verbalement. «Nous ne faisons qu’appliquer la loi et les instructions, alors que Makhlouf s’en est pris à nous», ajoute Anis Ouertani.

Pour sa part, le député Seifeddine Makhlouf a invité, dans une vidéo sur sa page Facebook, à un sit-in ouvert à l’intérieur de l’aéroport Tunis-Carthage jusqu’à «la fin du despotisme de l’ère Ben Ali et que l’on se débarrasse du ministère de l’Intérieur de Ben Ali». Il a ajouté qu’une manifestation nationale sera organisée pour dénoncer les mesures d’interdiction de voyage concernant des citoyens sans autorisation judiciaire.

Le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, s’est rendu à l’aéroport Tunis-Carthage après le départ des députés d’Al-Karama qui ont été obligés d’évacuer les lieux quand les agents des forces de sécurité ont lancé à leur encontre le slogan «Dégage». Mechichi a exprimé sa solidarité totale avec les forces de l’ordre, affirmant que ce qui s’est passé dans un espace de «souveraineté» «n’est pas acceptable». «Le prestige de l’Etat sera réhabilité dans le cadre de l’Etat de droit et par le biais de la loi», a-t-il ajouté.

Dans le même sillage, des sources ont confié à Mosaïque FM que le ministère public près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné hier l’ouverture d’une instruction judiciaire au sujet des incidents qui ont eu lieu à l’aéroport international Tunis-Carthage pour déterminer les responsabilités. Selon la même source, il a été décidé de déférer la femme fichée S17 devant le ministère public au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

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Un commentaire

  1. jamal

    16/03/2021 à 08:13

    c´est quoi ce s17 et qui le décide sans procés ou accusation,,,mais on est ou dans ce pays de loi de la jungle?qui fait quoi et comment se sentir tunisien avec des droits ?

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