Volleyball | Championnat national – L’EST remporte son 21e titre : Persévérance et ambition

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«Ce sont les principaux critères qui ont permis à l’Espérance de Tunis de garder le pouvoir», insiste la perle, Hamza Nagua.

La saison 2020-2021 fut un autre triomphe pour l’Espérance de Tunis. Le succès en appelle d’autres, et le titre remporté quatre fois de suite est la preuve du savoir-faire face aux grands défis et témoigne largement de son statut de numéro un à l’échelle nationale.

La salle Zouaoui restera sans doute témoin d’une des plus belles confrontations, non seulement de la saison, mais aussi de l’histoire, pour ne pas dire la meilleure. Du jeu de belle facture, du trac et du courage, des renversements de situation, de l’émotion et du suspense à revendre.

La puissance et le talent de l’EST étaient si forts qu’elle paraissait invincible. «Mon équipe a joué à la perfection ou presque. D’abord, elle est passée à côté de la victoire à Sfax à l’aller.

Ensuite, elle a pris le dessus lors du match retour et de revenir à la charge d’une manière magistrale pour forcer la décision à l’issue d’un cinquième set explosif», déclara fièrement la grande révélation de la phase finale, Hamza Nagua. Une victoire finale qui consacre la régularité des champions, désormais animés d’une volonté décuplée de viser toujours plus haut. «Nous venons d’administrer la preuve que nous avons retenu la leçon du faux pas du premier acte à Sfax. L’effort entrepris pour remotiver l’équipe dans un espace de temps réduit a porté ses fruits», commenta Nagua.

Tout avait bien marché lors des deux premiers sets de la belle pour les «Sang et Or» qui se sont heurtés par la suite à un CSS qui n’a point démérité, capable de changer la donne.

Hamza Nagua explique la déroute momentanée de son équipe: «Il est tout à fait logique, après une lutte ardue et des efforts consentis, de connaître un passage à vide, ce n’est pas admis dans ce genre de confrontation décisive et, surtout, face à un adversaire de grand calibre et qui force le respect. Le CSS allie maîtrise et disponibilité, et n’a pas tardé à épurer son jeu d’un taux de déchets relativement important. De plus, l’entraîneur de l’équipe de Sfax, Nourddine Hfaïedh, a su rétablir les choses au moment opportun à travers des changements justes et tout en comptant sur l’apport du passeur Rami Bennour qui a répondu présent. Ajoutez à cela que les Clubistes de Sfax étaient emmenés de main de maître par un compétiteur hors pair, l’excellent Ali Bangui».

Enthousiasme et désir de vaincre

Travicha, le chef de file de l’EST fit appel à la solidarité du groupe, au désir de vaincre de ses joueurs de base et à l’enthousiasme des jeunes qui ambitionnent la consécration. Comment dès lors s’étonner de la force mentale des camarades de Khaled Ben Slimène pour assurer un retour fracassant en prenant presque en main le cinquième set et imposer de nouveau leur loi?

«Nous étions confiants, l’équipe était prête sur le double plan mental et physique», dira Hamza Nagua, qui insiste sur le mérite de ses coéquipiers qui travaillent d’arrache-pied pour s’améliorer davantage à tous les niveaux dans une ambiance saine et avec un bel état d’esprit.

Un titre, en attendant le doublé et celui du championnat d’Afrique au mois prochain, soulignent les joueurs de l’EST, qui insistent sur le soutien apporté par le président du club Hamdi Meddeb et les efforts des dirigeants de la section autour de Chakib Bouslama pour apporter au staff technique et aux joueurs un soutien sans faille.

Taoufik HAJLAOUI

 

Curiosités

Régularité

L’Espérance de Tunis a confirmé ses belles  dispositions lui permettant d’être le dominateur de l’exercice. Le bilan est positif : quatorze victoires et une seule défaite sur un score étriqué avec huit sets lâchés.

Record

L’EST détient le record à l’échelle nationale: 21 titres, dont six consécutifs (de 1964 à 1969) et quatre titres de suite  à deux reprises (1996, 1997, 1998, et 1999) puis (2018, 2019, 2020 et 2021).

Un duo hors pair

Hamza Nagua (EST) et Ali Bangui (CSS) ont recueilli  tous les suffrages durant la phase finale grâce à leurs énormes potentialités et surtout la possibilité de créer la différence à tout moment. Tant mieux pour l’équipe nationale qui s’apprête à préparer ses échéances internationales.

Surprenant !

Contre toute attente, les deux étrangers, Victor le Brésilien de l’EST, et Frédéric le Suédois du CSS, n’ont presque rien démontré. Ils étaient incapables de prêter main forte à leurs collègues.

Arbitrage

La Ftvb a jugé utile de compter sur le même duo arbitral qui a dirigé la manche de la finale. Ce fut une sage décision et une juste récompense. Une mention particulière doit être donc adressée à Zakaria Nemsi et Zied Ridène.

T.H.

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